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	<title> PYCHOLOGUES EN RESISTANCE, EN MOUVEMENT POUR DES PROPOSITIONS </title>
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		<title> PYCHOLOGUES EN RESISTANCE, EN MOUVEMENT POUR DES PROPOSITIONS </title>
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		<title>SAUVER L HOPITAL PUBLIC	</title>
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		<dc:date>2010-05-04T06:15:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>presse</dc:subject>

		<description>publi&#233; le mercredi 18 juin 2008 R&#233;pondez &#224; l'appel &quot;Sauver l'h&#244;pital public&quot; Texte de l'appel publi&#233; le mercredi 18 juin 2008 &lt;br /&gt;L'h&#244;pital public a subi plusieurs attaques : p&#233;nurie de personnel m&#233;dical cons&#233;quence d'un numerus clausus trop restrictif poursuivi pendant deux d&#233;cennies, manque d'infirmi&#232;res aggrav&#233; par les conditions d'application de la loi des 35 heures aux h&#244;pitaux, sous financement d&#233;lib&#233;r&#233; par la tarification dite &#224; l'activit&#233; sous &#233;valuant lourdement les activit&#233;s de l'h&#244;pital public, (...)


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&lt;a href="http://www.psycho.lautre.net/spip.php?rubrique78" rel="directory"&gt;Syndication&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.psycho.lautre.net/spip.php?mot61" rel="tag"&gt;presse&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;publi&#233; le mercredi 18 juin 2008
R&#233;pondez &#224; l'appel &quot;Sauver l'h&#244;pital public&quot;
Texte de l'appel
publi&#233; le mercredi 18 juin 2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'h&#244;pital public a subi plusieurs attaques : p&#233;nurie de personnel m&#233;dical cons&#233;quence d'un numerus clausus trop restrictif poursuivi pendant deux d&#233;cennies, manque d'infirmi&#232;res aggrav&#233; par les conditions d'application de la loi des 35 heures aux h&#244;pitaux, sous financement d&#233;lib&#233;r&#233; par la tarification dite &#224; l'activit&#233; sous &#233;valuant lourdement les activit&#233;s de l'h&#244;pital public, limitation abusive de l'enveloppe budg&#233;taire nationale. R&#233;sultat : 29 des 31 Centres Hospitalo-Universitaires (CHU) ont un compte d'exploitation n&#233;gatif, le d&#233;ficit programm&#233; des h&#244;pitaux d&#233;passe, comme pr&#233;vu, les 350 millions d'euros. Le retour &#224; l'&#233;quilibre n&#233;cessiterait d'apr&#232;s la F&#233;d&#233;ration Hospitali&#232;re de France la suppression de 20 000 emplois. Pendant ce temps, la G&#233;n&#233;rale de Sant&#233;, qui poss&#232;de 180 cliniques priv&#233;es, a vers&#233; 420 millions d'euros &#224; ses actionnaires. Le secteur des cliniques priv&#233;es &#224; but lucratif se d&#233;veloppe et se restructure sous l'emprise des fonds d'investissements internationaux, exigeant des taux de rentabilit&#233; financi&#232;re entre 15 et 20 %. Certes, les h&#244;pitaux doivent am&#233;liorer leur organisation et leur efficience, mais les r&#233;formes en cours et une partie des mesures pr&#233;conis&#233;es par le rapport du s&#233;nateur Larcher, vont (...)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Signez l'appel !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, je m'associe &#224; l'appel aux professionnels de sant&#233; et &#224; l'ensemble des usagers pour que soit organis&#233; un large d&#233;bat public sur l'avenir de l'h&#244;pital, et que les h&#244;pitaux ne soient pas financi&#232;rement &#233;trangl&#233;s avant d'&#234;tre progressivement privatis&#233;s, sans que les citoyens aient eu &#224; en d&#233;cider.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.appel-sauver-hopital.fr/" class="spip_out"&gt;Sauver l'h&#244;pital public !&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Arr&#234;t&#233; du relatif aux modalit&#233;s d'organisation et de validation du stage professionnel</title>
		<link>http://www.psycho.lautre.net/spip.php?article59</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.psycho.lautre.net/spip.php?article59</guid>
		<dc:date>2010-05-03T06:15:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>lautre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L' Arr&#233;t&#233; : Certe une avanc&#233;e qui fait &#233;cran de fum&#233;e sur l'absence de volont&#233; politique et syndicale de confirmer la fonction de formateur et de chercheur du psychologue praticien.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.psycho.lautre.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;LE METIER&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.psycho.lautre.net/spip.php?mot63" rel="tag"&gt;lautre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='http://www.psychologuesenresistance.org/spip.php?article224' class='spip_out' rel='external'&gt;PSYCHOLOGUE, MAITRE DE STAGE&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L' ARRET&#201; , SUR LE FONCTIONEMENT DES STAGES EN MASTER DE PSYCHOLOGIE, DONNE LA QUALITE DE MAITRE DE STAGE A DES&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;enseignants-chercheurs&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; . NOUS NE POUVONS ACCEPTER CETTE &#171; OPA &#187; ALORS QUE LES PSYCHOLOGUES RECLAMENT UNE VRAIE PARTICIPATION DANS LA FORMATION DES FUTURS PSYCHOLOGUES ET UN VRAI NOUVEAU STATUT S'ARTICULANT AVEC L ACTIVITE DE FORMATION INFORMATION RECHERCHE.
LA COMMISSION UNIVERSITE DU SNP FAIT UN COMMENTAIRE CURIEUX)] &#171; &lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Nous tenons &#224; rendre publique notre satisfaction par rapport &#224; l'esprit et au (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; &#187;
La Commission universit&#233; du SNP SACHANT QUE CELA DONNERA A N'IMPORTE QUEL ENSEIGNANT CHERCHEUR COMME LES MEDECINS D'ETRE MAITRE DE STAGE...
AVANC&#201;E : OUI POUR LA RECONNAISSANCE D'UN VERITABLE DIPLOME PROFESSIONNEL
RECUL : DEQUALIFICATION DU PSYCHOLOGUE PRATICIEN A QUI IL EST RETIR&#201; SA QUALIT&#201; D'USAGE DE MAITRE DE STAGE.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;27 juin 2006 JOURNAL OFFICIEL DE LA R&#201;PUBLIQUE FRAN&#199;AISE Texte 11 sur 126 . . D&#233;crets, arr&#234;t&#233;s, circulaires TEXTES G&#201;N&#201;RAUX MINIST&#200;RE DE L'&#201;DUCATION NATIONALE, DE L'ENSEIGNEMENT SUP&#201;RIEUR ET DE LA RECHERCHE Arr&#234;t&#233; du 19 mai 2006 relatif aux modalit&#233;s d'organisation et de validation du stage professionnel pr&#233;vu par le d&#233;cret no 90-255 du 22 mars 1990 modifi&#233; fixant la liste des dipl&#244;mes permettant de faire usage professionnel du titre de psychologue NOR : MENS0601487A Le ministre de l'&#233;ducation nationale, de l'enseignement sup&#233;rieur et de la recherche, Vu le I de l'article 44 de la loi no 85-772 du 25 juillet 1985 modifi&#233;e portant diverses dispositions d'ordre social ; Vu le d&#233;cret no 90-255 du 22 mars 1990 modifi&#233; fixant la liste des dipl&#244;mes permettant de faire usage professionnel du titre de psychologue, compl&#233;t&#233; notamment par le d&#233;cret no 2005-97 du 3 f&#233;vrier 2005, Arr&#234;te : Art. 1er. &amp;minus; Le stage pr&#233;vu &#224; l'article 1er du d&#233;cret du 22 mars 1990 susvis&#233; vise &#224; conforter les capacit&#233;s d'autonomie de l'&#233;tudiant en le pla&#231;ant dans une situation&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;ou des situations professionnelles r&#233;elles relevant de l'exercice professionnel des praticiens titulaires du titre de psychologue. Le stage est plac&#233; sous la responsabilit&#233; conjointe d'un
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;psychologue praticien-r&#233;f&#233;rent&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; qui n'a pas la qualit&#233; d'enseignant-chercheur, titulaire du titre de psychologue, exer&#231;ant depuis au moins trois ans, et d'un ma&#238;tre de stage qui est un des enseignants-chercheurs de la formation conduisant au dipl&#244;me de master, mention psychologue, &#224; laquelle est inscrit l'&#233;tudiant. Le stage est propos&#233; soit par l'&#233;tudiant, soit par l'&#233;quipe enseignante du master. Il est agr&#233;&#233; par le responsable de la mention psychologie du master. Cet agr&#233;ment porte sur les objectifs du stage et ses modalit&#233;s d'encadrement, notamment le choix du psychologue praticien-r&#233;f&#233;rent mentionn&#233; &#224; l'alin&#233;a pr&#233;c&#233;dent et aupr&#232;s duquel l'&#233;tudiant effectue son stage. Art. 2. &amp;minus; Le stage professionnel est d'une dur&#233;e minimale de 500 heures. Il est accompli de fa&#231;on continue ou par p&#233;riodes fractionn&#233;es et doit &#234;tre achev&#233;, au plus tard un an apr&#232;s la formation th&#233;orique dispens&#233;e dans le cadre du master. Art. 3. &amp;minus; Au terme du stage, l'&#233;tudiant remet un rapport sur l'exp&#233;rience professionnelle acquise et le soutient devant les responsables du stage mentionn&#233;s &#224; l'article 1er et un enseignant-chercheur en psychologie d&#233;sign&#233; par le responsable de la mention psychologie du master. La validation du stage donne lieu &#224; la d&#233;livrance d'une attestation &#233;tablie selon le formulaire joint en annexe au pr&#233;sent arr&#234;t&#233;. Art. 4. &amp;minus; L'arr&#234;t&#233; du 26 d&#233;cembre 1990 fixant les modalit&#233;s du stage que doivent effectuer les &#233;tudiants de dipl&#244;me d'&#233;tudes approfondies en psychologie pour pouvoir faire usage professionnel du titre de psychologue est abrog&#233;. Art. 5. &amp;minus; Le directeur de l'enseignement sup&#233;rieur est charg&#233; de l'ex&#233;cution du pr&#233;sent arr&#234;t&#233;, qui sera publi&#233; au Journal officiel de la R&#233;publique fran&#231;aise. Fait &#224; Paris, le 19 mai 2006. Pour le ministre et par d&#233;l&#233;gation : Le directeur de l'enseignement sup&#233;rieur, J.-M. MONTEIL 27 juin 2006 JOURNAL OFFICIEL DE LA R&#201;PUBLIQUE FRAN&#199;AISE Texte 11 sur 126 . . A N N E X E R&#201;PUBLIQUE FRAN&#199;AISE Minist&#232;re de l'&#233;ducation nationale, de l'enseignement sup&#233;rieur et de la recherche Attestation de validation du stage professionnel permettant de faire usage professionnel du titre de psychologue Master mention psychologie, sp&#233;cialit&#233; ............................................................................................................... Le stage accompli par M. ............................................................................................................... est valid&#233; par les responsables du stage : Le psychologue praticien r&#233;f&#233;rent habilit&#233; : M. ............................................................................................................ Le ma&#238;tre de stage enseignant-chercheur : M. ............................................................................................................. L'enseignant-chercheur en psychologie (art. 3, arr&#234;t&#233; du 19 mai 2006) : M. ............................................................................................................. Le professionnel aupr&#232;s duquel le stage a &#233;t&#233; accompli : M. ............................................................................................................ Fait &#224;................................................................................., le ................................................................................. Le psychologue praticien &lt;strong&gt;r&#233;f&#233;rent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;. Le ma&#238;tre de stage enseignant-chercheur. L'enseignant-chercheur en psychologie (art. 3). Le professionnel aupr&#232;s duquel le stage a &#233;t&#233; accompli.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Nous tenons &#224; rendre publique notre satisfaction par rapport &#224; l'esprit et au fond de ce texte :en impliquant &#224; part enti&#232;re le psychologue encadrant le dernier stage du cursus sans l'avis et la signature duquel le titre ne peut etre d&#233;livr&#233; , le Master 2 devient r&#233;ellement un diplome d'exercice professionnel -tel que vis&#233; par notre Enquete sur les stages ( 1998) et toutes nos interventions aupres de la DES depuis des ann&#233;es, au nom des praticiens .
La responsabilit&#233; des psychologues qui prennent des stagiaires s'en trouve accrue et supposera des relations plus t&#233;nues et suivies avec les &#233;quipes d'enseignants de leur universit&#233; .
Ce texte qui a fait l'objet de plusieurs amendements demand&#233;s par le SNP et la SFP et approuv&#233;s par la DES pr&#233;sente cependant des formulations regrettables au regard des habitudes linguistiques des partenaires .
La DES ne nous a pas suivi sur l'interversion des d&#233;nominations que nous croyions necessaires parce que plus clairs !
D&#233;sormais , les psychologues se nommeront &quot;psychologue praticien r&#233;f&#233;rent &quot; et l'enseignant qui supervise le travail du stagiaire &#224;l'universit&#233; &quot;maitre de stage -enseignant chercheur &quot; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aucun m&#233;decin chef n'a le droit d'imposer (car aucun dispositif l&#233;gal ou r&#233;glementaire ne l'impose, ni ne peut l'imposer) une premi&#232;re consultation m&#233;dicale avant toute consultation psychologique : chaque professionnel ne peut &#234;tre responsable que de sa propre activit&#233; (code civil et code p&#233;nal) !</title>
		<link>http://www.psycho.lautre.net/spip.php?article498</link>
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		<dc:date>2010-05-03T06:14:56Z</dc:date>
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		<description>PSP redit des &quot;v&#233;rit&#233;s&quot;,apr&#232;s avoir lu, faites un petit examen de la situation dans laquelle vous &#234;tes !!! &lt;br /&gt;Peut-on &#234;tre plus dernier que dernier ? Ben, oui. C'est faire comme le &quot;premier syndicat national des psychologues&quot; qui vient de gagner son rang de &quot;dernier des derniers&quot; ! (mars 2009) Sans honte, ce syndicat fait savoir par ses divers responsables, que les psychologues hospitaliers peuvent tout &#224; fait coter leurs activit&#233;s psychologiques &#224; l'aide de la CIM 10 car c'est une grille de (...)


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&lt;a href="http://www.psycho.lautre.net/spip.php?rubrique76" rel="directory"&gt;FORUMS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;PSP redit des &quot;v&#233;rit&#233;s&quot;,apr&#232;s avoir lu, faites un petit examen de la situation dans laquelle vous &#234;tes !!!&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Peut-on &#234;tre plus dernier que dernier ?
Ben, oui.
C'est faire comme le &quot;premier syndicat national des psychologues&quot;
qui vient de gagner son rang de &quot;dernier des derniers&quot; !
(mars 2009)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans honte, ce syndicat fait savoir par ses divers responsables, que les psychologues hospitaliers peuvent tout &#224; fait coter leurs activit&#233;s psychologiques &#224; l'aide de la CIM 10 car c'est une grille de classification de maladies et non un syst&#232;me d'&#233;laboration de diagnostics !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous voyez la nuance ?
Non ?
Nous non plus !
Alors, aux psychologues hospitaliers qui ont le sens de leurs responsabilit&#233;s professionnelles (ceux qui savent que cette responsabilit&#233; peut &#234;tre engag&#233;e s'ils se trompaient ou que l'on constate qu'ils cotent leurs activit&#233;s psychologiques avec une grille RESERVEE aux seuls m&#233;decins !) et qui osent faire savoir qu'une activit&#233; psychologique n'a rien &#224; voir avec une activit&#233; m&#233;dicale, qu'un dossier psychologique ne peut &#234;tre inclus dans AUCUN autre dossier (fut-il m&#233;dical, ou partag&#233;) car aucun dispositif l&#233;gal ou r&#233;glementaire ne l'y autorise, nous disons :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Psychologues hospitaliers refusez l'ali&#233;nation que l'on veut vous imposer et prenez la place qui doit &#234;tre la votre car :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href='http://www.psychologiedesante.org/lespages.html/iapourquoi.html' class='spip_out' rel='external'&gt;vos activit&#233;s&lt;/a&gt; sont cotables&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; vos consultants sont en droit de refuser que leur dossier psychologique ne soit pas class&#233; dans un quelconque autre dossier (&lt;a href='http://www.psychologiedesante.org/lespages.html/cniletusagers.html' class='spip_out' rel='external'&gt;d&#233;cision de la CNIL&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; les citoyens fran&#231;ais (m&#234;me malades) ont le droit de choisir le professionnel qu'ils veulent consulter&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; aucun m&#233;decin chef n'a le droit d'imposer (car aucun dispositif l&#233;gal ou r&#233;glementaire ne l'impose, ni ne peut l'imposer) une premi&#232;re consultation m&#233;dicale avant toute consultation psychologique : chaque professionnel ne peut &#234;tre responsable que de sa propre activit&#233; (code civil et code p&#233;nal) !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P.S.P. d&#233;fend ces positions professionnelles depuis aujourd'hui 22 ans. Cela veut dire que ces questionnements n'ont pas chang&#233; depuis plus de deux d&#233;cennies !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.psychologiedesante.org/" class="spip_out"&gt;PSP&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'apport de F. Tosquelles &#224; la clinique du travail.Yves Clot.</title>
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		<dc:date>2010-05-03T06:14:50Z</dc:date>
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		<description>L'apport de F. Tosquelles &#224; la clinique du travail. &lt;br /&gt;Yves Clot, &lt;br /&gt;Titulaire de la Chaire de psychologie du travail du CNAM, directeur du CRTD. yves.clot@cnam.fr &lt;br /&gt;Lorsque M. F. Sacrispeyre, directrice d'Er&#232;s, m'a demand&#233; d'&#233;crire une postface &#224; la r&#233;&#233;dition attendue de ce livre, j'ai h&#233;sit&#233; &#224; le faire. C'est que je ne me sens aucune l&#233;gitimit&#233; &#224; intervenir dans le domaine de la psychiatrie. C'est en pensant &#224; l'utilit&#233; de ce texte de Tosquelles dans un autre champ que celui de la psychiatrie que je me suis pourtant (...)


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&lt;a href="http://www.psycho.lautre.net/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt; PRESSE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L93xH150/arton482-3b90c.jpg&quot; width='93' height='150' style='height:150px;width:93px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'apport de F. Tosquelles &#224; la clinique du travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Yves Clot,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Titulaire de la Chaire de psychologie du travail du CNAM, directeur du CRTD.
yves.clot@cnam.fr&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque M. F. Sacrispeyre, directrice d'Er&#232;s, m'a demand&#233; d'&#233;crire une postface &#224; la r&#233;&#233;dition attendue de ce livre, j'ai h&#233;sit&#233; &#224; le faire. C'est que je ne me sens aucune l&#233;gitimit&#233; &#224; intervenir dans le domaine de la psychiatrie. C'est en pensant &#224; l'utilit&#233; de ce texte de Tosquelles dans un autre champ que celui de la psychiatrie que je me suis pourtant d&#233;cid&#233; &#224; accepter cette t&#226;che. Car, en effet, le paradoxe est peut-&#234;tre que ce psychiatre de la grande tradition, alors m&#234;me qu'il est largement m&#233;connu par les sp&#233;cialistes de l'analyse du travail, a apport&#233; une contribution importante &#8212; indirecte certes &#8212; &#224; cette derni&#232;re. Alors que ses pr&#233;occupations ne rel&#232;vent pas de la psychopathologie du travail et encore moins de la psychologie du travail, ce livre sur &#171; l'ergoth&#233;rapie &#187; m&#233;rite d'&#234;tre consid&#233;r&#233; comme une r&#233;f&#233;rence dans notre domaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La chose a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; soulign&#233;e par I. Billiard dans sa belle histoire de l'&#233;mergence de la psychopathologie du travail en France (2001). Et j'ai insist&#233; aussi sur ce point en comparant l'&#339;uvre de Tosquelles &#224; celle de Le Guillant dans la r&#233;cente &#233;dition d'un choix de textes de ce dernier (2006). En parlant de Le Guillant, pourtant consid&#233;r&#233; &#224; juste titre comme l'initiateur majeur de ce domaine d'&#233;tude et d'action, j'&#233;crivais que ce dernier avait but&#233; sur des questions difficiles dont la solution aurait pu conduire &#224; un d&#233;veloppement tr&#232;s diff&#233;rent de la psychopathologie du travail. Ces questions difficiles concernent justement les probl&#232;mes trait&#233;s dans le livre qu'on vient de lire. Ce sont celles du rapport entre travail et activit&#233;. Et, dans l'inventaire des apports de Tosquelles &#224; l'analyse du travail, &#224; quoi je souhaite limiter cette postface, ce sont celles-l&#224; que je voudrais traiter d'abord car elles sont toujours aussi importantes aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1. L'activit&#233; comme humanisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;but du livre et encore dans l'introduction &#224; la deuxi&#232;me &#233;dition de 1972 &#233;crite plus de dix ans apr&#232;s la premi&#232;re r&#233;daction, l'attention du lecteur est appel&#233;e sur la notion d'activit&#233;, ses pi&#232;ges, son rapport avec le travail et le &#171; destin des pulsions &#187; . Car c'est en faisant des choses, &#233;crit Tosquelles, que l'homme se fait lui-m&#234;me d'autant plus que l'on ne peut pas faire quoi que ce soit sans compter avec les autres (1967, VII). La conception de l'activit&#233; qu'on trouve ici sert &#224; faire la diff&#233;rence entre les hommes et les animaux. L'homme n'est pas un animal qui vit dans un milieu. Il convertit le milieu en monde et c'est cette re-cr&#233;ation qui lui permet d'&#233;chapper au dilemme existant entre s'adapter ou p&#233;rir : &#171; l'homme est d'autant plus homme qu'il est chaque fois moins un &#234;tre de la nature, pour devenir par contre et dialectiquement, le produit de son propre artifice. En v&#233;rit&#233;, il va sans dire : le produit des artifices que les autres hommes ont fait auparavant pour lui ; plus encore, le produit des artifices que les autres hommes ont faits avec lui, font avec lui ou feront avec lui. On doit &#224; cette vie artificielle qui constitue un monde ce qu'on appelle parfois l'&#234;tre culturel &#187; (1967, p. 8-9).&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Ce monde de culture, c'est le monde dans lequel agit le psychiatre &#224; l'h&#244;pital et c'est pourquoi &#171; il ne peut pas &#234;tre un zooth&#233;rapeute ou un v&#233;t&#233;rinaire &#187; (p. 9). La production de ce monde par chacun est ce que Tosquelles d&#233;signe comme l'humanisation qui, paradoxalement, &#171; s'&#233;panouit avec son propre calvaire &#187; (p. 10). Le travail et le langage constituent les m&#233;canismes propres &#224; cette &#233;laboration de l'homme par lui-m&#234;me (pp. 10-11) et l'activit&#233; est justement ce processus d'humanisation, processus tr&#232;s expos&#233; et occasionnellement en &#233;chec chez les malades. On comprend alors l'avertissement : &#171; nous attirons l'attention sur le pi&#232;ge que la notion d'activit&#233; pourrait constituer pour les oreilles fran&#231;aises. Ce qui &#233;tait connot&#233; dans la notion d'activit&#233; &#8212; mise en circulation par la psychiatrie allemande &#8212; s'opposait de fa&#231;on radicale &#224; la simple bougeotte et m&#234;me au mouvement entrepris, impos&#233; ou propos&#233; par l'autre que soi-m&#234;me &#187; (1967, p. VI).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ici activit&#233; et humanisation sont synonymes : recr&#233;ation d'un monde, travail de la culture, chaque fois soumis aux risques d'un d&#233;tournement qui peut les changer en supplice : &#171; On peut concevoir une &#233;cole ou un h&#244;pital psychiatrique o&#249; tout le monde s'affaire et o&#249; il se manifeste une sorte de bougeotte, sans qu'aucun malade ni aucun enfant ne mette en jeu aucune activit&#233; propre &#187; (1967, p. 17) . C'est pourquoi, pour Tosquelles, &#224; l'inverse, &#171; la possibilit&#233; d'efficience soignante d'une activit&#233; ou d'un travail th&#233;rapeutique sera en relation directe, tout d'abord avec la quantit&#233; d'initiative et d'activit&#233; propre que le malade pourra y faire jouer. Il en est de m&#234;me pour l'infirmier &#187; (1967 p. 15). On comprend qu'il ait souvent &#233;voqu&#233; la proposition de son coll&#232;gue G. Daum&#233;zon de substituer &#224; la recherche clinique traditionnelle des signes d'ali&#233;nation, une &quot;clinique des activit&#233;s&quot; afin d'approcher de mani&#232;re dynamique, au cours de conduites ayant elles-m&#234;mes un dynamisme curateur, le comportement des sujets confi&#233;s aux soins de la psychiatrie (Daum&#233;zon, 1948, p. 241). Il y voyait, ici m&#234;me (p. 41-42), l'opportunit&#233; d'un nouvelle s&#233;miologie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, alors m&#234;me qu'il met tr&#232;s justement en garde contre les &quot;conceptions myopes du travail en tant qu'exercice musculaire, ou m&#234;me en tant que production d'objets&quot; (1967, p. 41), Tosquelles fait un &#233;loge original de l'outil, &#171; cet objet qui va relier l'homme &#224; l'histoire &#187; dans le &#171; d&#233;veloppement progressif du corps v&#233;cu et agissant &#187; (1967, p. 57). Mieux, dans les observations d&#233;taill&#233;es qu'il rapporte de situations de travail &#224; l'h&#244;pital et qui ont la simplicit&#233; de la vraie profondeur, il mentionne la vertu th&#233;rapeutique de la &quot;r&#233;cup&#233;ration et la transformation de n'importe quoi en quelque chose d'utile&quot; (p. 63). Il note &#171; On n'attend pas que l'administration ach&#232;te tous les outils ; on en fabrique : des rails de chemin de fer deviennent enclumes, je ne sais quel morceau de vieux char devient perceuse, etc. &#187; (1967, p. 63). Cette activit&#233; de cr&#233;ation instrumentale reconnue comme catachr&#232;se en psychologie du travail (Clot &amp; Gori, 2003) fait-elle partie de cette s&#233;miologie de l'activit&#233; entrevue par Daum&#233;zon et Tosquelles ? On ne le saura pas. Mais elle prend s&#251;rement rang dans les tentatives proprement humaines d'&#233;chapper au dilemme du &#171; s'adapter ou p&#233;rir &#187;. Loin d'&#234;tre consentement &#224; la norme, elle est construction, dans l'ordinaire, d'un monde o&#249; le sujet peut faire l'exp&#233;rience du r&#233;el dans ce qu'il a d'inconnu et d'inattendu. Dans l'&#233;v&#233;nement, il retrouve alors gr&#226;ce &#224; l'institution, le pouvoir d'agir sur son milieu, contre l'institution, au-del&#224; de l'institution.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette perspective, Tosquelles appelle de ses v&#339;ux dans ce livre une &#171; Ergologie &#187; adoss&#233;e &#224; l'ergoth&#233;rapie et capable de surmonter la &quot;v&#233;ritable insuffisance de l'&#233;laboration des concepts fondamentaux de l'ergoth&#233;rapie&quot; (1967, p. 42). On sait maintenant que cette &#171; science du travail &#187; qu'il jugeait capable d'approcher &#171; l'activit&#233; propre &#187; du sujet en associant sociologie et psychanalyse (idem, p. 46) &#233;tait une impasse. On peut m&#234;me penser que l'usage du &#171; joli mot d'activit&#233; &#187; ( idem, p. 16) aurait pu avoir un tout autre destin dans son &#339;uvre en lui &#233;vitant de compter trop sur cet attelage disciplinaire fragile. L'histoire allemande de cette T&#228;tigkeit s'est finalement rejou&#233;e en Russie avec Vygotski dans les ann&#233;es 20 (Vygotski, 1997 ; Clot, 1999). Mais, &#224; l'&#233;poque, Tosquelles l'ignorait comme, d'ailleurs, tous ses contemporains fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peu importe ici. L'auteur nous laisse des intuitions sur la question du travail qui n'ont pas vieilli : &quot;le travail comporte d'une part des types particuliers de coupure, de division, de partage, et de distribution des t&#226;ches, entre des partenaires pr&#233;sents et absents. D'autre part, le travail fait surgir des conflits, leur fournit l'occasion d'une manifestation socialis&#233;e et exprimable, et constitue lui-m&#234;me un tiers m&#233;diateur indispensable &#224; l'&#233;volution, au d&#233;passement et aux changements de plans o&#249; ces conflits peuvent prendre racine et se manifester&quot; (1967, p. 46).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il fait d'ailleurs beaucoup plus. M&#234;me si le joli mot d'activit&#233; utilis&#233; dans ce livre peine &#224; devenir un concept, l'activit&#233; y acquiert un statut psychologique de tout premier plan. Elle n'est plus seulement un objet d'interpr&#233;tation, mais devient un instrument clinique pr&#233;cis : pour l'ergoth&#233;rapie &#171; il ne s'agit pas de faire travailler les malades pour diminuer tel sympt&#244;me ou tel autres. Il s'agit de faire travailler les malades et le personnel soignant, pour soigner l'institution : pour que l'institution et les soignants saisissent sur le vif, que les malades sont des &#234;tres humains, toujours responsables de ce qu'ils font, ce qui ne peut &#234;tre mis en &#233;vidence qu'&#224; condition de faire quelque chose &#187; (p. 41). On n'accorde ici aucun &#171; pouvoir narcotique &#187; au travail pour oublier les ennuis ou d&#233;river les d&#233;lires. Du coup, la clinique est une activit&#233; adress&#233;e sur le vif et plus seulement un tableau des signes d'ali&#233;nation. Elle est action et pas seulement inventaire. C'est l&#224; le premier apport majeur de Tosquelles &#224; ce qu'il est convenu d'appeler maintenant la clinique du travail (Lhuilier, 2006). J'y vois m&#234;me, encore plus pr&#233;cis&#233;ment, le centre de gravit&#233; de la clinique de l'activit&#233; que nous pratiquons (Clot, 2006 ; Roger 2007). Pour paraphraser notre auteur, il s'agit aussi, dans le genre de psychologie du travail que nous exp&#233;rimentons, de faire &#8212; &#224; leur demande &#8212; travailler nos interlocuteurs pour &quot;soigner&quot; le travail afin que l'entreprise saisisse sur le vif qu'ils sont des &#234;tres humains toujours responsables de ce qu'ils font, ce qui ne peut &#234;tre mis en &#233;vidence qu'&#224; condition de faire avec eux quelque chose d'autre que ce qu'ils font d'habitude ; qu'&#224; condition de rendre transformable ce qu'ils font d'habitude &#8212; organisation du travail comprise &#8212; par une activit&#233; dialogique sur le travail (Clot &amp; Kostulski, 2006 ; Clot, 2008 a).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2. Quelle clinique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le deuxi&#232;me apport de Tosquelles &#224; la clinique du travail concerne justement la posture clinique. Il peut appuyer nos efforts pour sortir de la victimologie hygi&#233;niste qui gagne actuellement les milieux professionnels (Clot, 2008 b). Faudrait-il, en effet, souffrir pour &#234;tre reconnu ? On le croirait. Du coup, la clinique du travail h&#233;site et balance entre le t&#233;moignage compassionnel et l'action transformatrice. C'est sans doute qu'il n'est pas si facile de concevoir l'action. Or, l&#224; encore, la pratique de Tosquelles est une source de pens&#233;e et d'&#233;nergie. Certes, il n'y a nulle na&#239;vet&#233; chez lui. On le mesure encore dans cette confidence faite &#224; la fin de sa vie : &#171; Un jour d&#233;j&#224; tr&#232;s lointain, je cherchais &#224; inciter un malade &#224; faire quelque chose, &#224; travailler dans ce que j'appelais, h&#233;las, mon service. Peut-&#234;tre pas pour se &#8216;distraire' ; je cherchais plut&#244;t &#224; traire (sortir) quelque chose de ses oubliettes&#8230; Il me r&#233;pondit du tac au tac, en me questionnant ouvertement :&#8216;vous ne seriez pas, Monsieur le Docteur, de cette sorte de gens qui travaillent tout le temps pour justifier leur existence ? Moi, dit-il, je trouve mon existence justifi&#233;e du seul fait que je suis n&#233;'. Ce malade, apr&#232;s avoir ainsi explor&#233; ma fa&#231;on de travailler, voire d'&#234;tre, me t&#233;moigna le caract&#232;re tr&#232;s p&#233;nible de nombreux efforts qu'il devait mettre en jeu : &#224; ma plus grande surprise, il en vint &#224; m'expliquer le &#8216;caract&#232;re tr&#232;s fatigant de son travail acharn&#233; &#224; ne rien faire. &#8216;Vous ne savez pas, mon cher, ce que &#231;a devient fatigant ! &#187; (1990, p. 100-101). On reconna&#238;t, dans ce texte, tout l'humour, tout le discernement de Tosquelles et aussi un certain rapport aux malades en rupture avec l'attitude syst&#233;matique de passivit&#233; du th&#233;rapeute (1984, p. 21).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le style de ce rapport est particuli&#232;rement lisible dans ce qui nous est rest&#233; du journal int&#233;rieur de l'h&#244;pital de Saint Alban, l'ainsi nomm&#233; Trait d'union. Dans ce journal, entre 1950 et 1962, Tosquelles a &#233;crit r&#233;guli&#232;rement des billets destin&#233;s &#224; tous, au personnel comme aux malades, des petits articles d'une page ou deux qui m&#233;riteraient une publication &#224; part enti&#232;re. Ce journal int&#233;rieur conserve la trace d'une posture clinique o&#249; la bienveillance est le contraire de la complaisance &#224; l'&#233;gard de la maladie et des malades. Leur plainte n'est jamais prise &#224; la lettre et leur activit&#233; responsable toujours sollicit&#233;e. En 1951, le vendredi 16 Mars, par exemple, il s'adresse aux malades ainsi :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; On se dit souvent : seulement &#224; moi m'arrivent des choses pareilles. C'est mon malheur. C'est mon destin particulier. Je suis comme je suis ; on ne peut pas me comprendre. Je suis le seul &#224; savoir l'amertume ou la profondeur de mes maux. Et apr&#232;s avoir bien tourn&#233; dans la t&#234;te des id&#233;es semblables on s'isole, on s'enferme dans sa bulle, on boude les autres, on devient timide, maussade. Dans le meilleur des cas, on vit parmi les autres, sans les regarder, sans participer &#224; leur vie, sans les reconna&#238;tre comme des fr&#232;res. Dans d'autres cas peut-&#234;tre plus malheureux cette fa&#231;on de se sentir soi-m&#234;me irr&#233;ductiblement diff&#233;rent des autres se transforme peu &#224; peu en une erreur bien plus lourde de cons&#233;quences. On se dit : ils m'abandonnent, ils sont m&#233;chants, ils sont jaloux. Ils m'en veulent. D&#232;s lors, on se d&#233;fend, on se m&#233;fie, on &#233;prouve de la haine. Cependant si vous saviez &#233;couter, si vous ne vous isoliez pas &#224; la moindre occasion ou excuse, si vous vouliez regarder les autres, malades ou non, tout autour de vous, vous apprendriez dans leurs aveux que tous les humains ont les m&#234;mes probl&#232;mes. Au fond, on n'est pas si diff&#233;rent que &#231;a les uns des autres. Alors vous prendriez conscience d'une certaine tricherie que vous vous &#234;tes jou&#233; &#224; vous-m&#234;me. Vous vous &#234;tes isol&#233; des autres, peut-&#234;tre pour avoir raison lorsque vous pr&#233;voyez de crier au d&#233;sespoir, au milieu du drame qui nous guette, je suis seul. Et si vous saviez &#233;couter les autres, il vous appara&#238;trait clair comme le jour qu'il est toujours possible de se d&#233;barrasser de ces &#8216;mauvais fondements' (&#8230;). Il n'y a qu'&#224; suivre l'exemple de ce simple et brave Pendari&#232;s lorsqu'il disait &#224; Sains au d&#233;but de la pastorale de No&#235;l : moi je retourne avec les hommes. Un homme parmi les hommes ; ni plus ni moins &#187; (1951).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce petit billet de Tosquelles est sans doute l'esprit m&#234;me de son travail : une clinique d'une civilit&#233; extr&#234;me et pourtant sans complaisance. Elle est tout enti&#232;re tourn&#233;e contre la propension chez le malade &#224; mettre son contexte de vie au service de la maladie. Celle-ci lui sert alors de refuge incertain et fascinant. L'objet de cette clinique c'est donc l'activit&#233; confisqu&#233;e par la maladie &#224; laquelle il faut justement disputer cette activit&#233;. C'est un appel organis&#233; &#224; l'activit&#233; propre du sujet afin qu'il se donne la peine de vivre. Le moins que l'on puisse dire dans le domaine qui est le n&#244;tre &#8212; l'intervention en situation de travail ordinaire &#8212; est que nous ne pouvons pas rester en de&#231;&#224; de ce seuil atteint par la clinique. La clinique de l'activit&#233; en psychologie du travail est aussi un appel sans complaisance &#224; l'activit&#233; propre des travailleurs au-del&#224; de la plainte qui confisque trop souvent leur activit&#233; individuelle et collective.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3. Institution et collectif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et nous sommes parvenus l&#224; au rep&#233;rage du troisi&#232;me apport de cette &#339;uvre &#224; la clinique du travail. Car cet appel organis&#233; implique justement une organisation, des artifices et des techniques. La fin du livre qu'on vient de lire le montre avec &#233;clat. Pour Tosquelles, la sollicitation de &#171; l'activit&#233; humaine &#187; des sujets suppose autre chose que les invocations magiques de l'initiative. Il retient de la psychanalyse l'acte g&#233;nial de Freud qui interdit au patient de &#171; prendre le vieux chemin de la confession &#187; gr&#226;ce &#224; la technique de ce qu'il appelle l'artifice ou la &#171; loi-outil &#187; de l'association libre (1984, p. 20-21). L'ergoth&#233;rapie est pour lui, par comparaison, un outil modificateur du champ op&#233;rationnel de l'h&#244;pital tout entier, lequel est aussi pour les malades un artifice salvateur. Et c'est pourquoi &#171; l'activit&#233; ergoth&#233;rapique ne prend sa valeur de figure que de sa participation au fond constitu&#233; par l'ensemble des activit&#233;s de l'institution (1984, p. 47) . Il y a, pour lui, une &#171; transcendance de l'institution &#187; (1984, p. 84) dont les effets th&#233;rapeutiques sont av&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'instrument de cette pratique institutionnelle consiste dans des r&#233;unions de divers groupes : r&#233;unions de pavillons, r&#233;unions de personnel, r&#233;unions d'atelier, r&#233;union du comit&#233; de journal et du club dans lesquelles le m&#233;decin joue son r&#244;le psychoth&#233;rapeutique. &#171; On vit dans des groupes diff&#233;rents, note Tosquelles en 1961, et on passe et l'on doit passer d'un groupe dans un autre groupe, aussi bien dans le processus d'individuation ou de personnalisation que dans la praxis de la vie sociale, qui est appartenance. Dans cette perspective, ce qui peut devenir s&#233;miologique ce sont les signes de passage, les signes de leur articulation et de leur d&#233;sarticulation. La s&#233;miologie est celle des difficult&#233;s, des &#233;checs, celle de la r&#233;duction des champs d'appartenance et d'action du malade, celle des surcompensations plus ou moins &#8216;r&#233;alistes' ou &#8216;d&#233;lireuses' &#187; (2003 a, p. 191). On est toujours membre de plusieurs institutions &#224; la fois et ce sont les d&#233;placements et transferts sur le &#171; damier institutionnel &#187; (1985, pp. 133-134 ; 2003 b, p. 95) qui sont sources de recr&#233;ation en chacun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du coup il faut regarder le dynamisme inter fonctionnel de l'h&#244;pital psychiatrique comme un organe institutionnel dans lequel le malade peut investir les conflits de son activit&#233; propre : &#171; l'h&#244;pital est un rein artificiel. Il doit &#234;tre pour nos malades l'occasion de reprendre confiance dans les institutions v&#233;cues &#187; (1984, p. 84). Quand l'h&#244;pital vit ses conflits et peut les assimiler, chaque malade peut &#171; investir ceux des siens auxquels il s'&#233;tait d&#233;rob&#233; et par l&#224;, les r&#233;soudre &#187; (idem, p. 84). Cette remarque porte loin au-del&#224; de l'h&#244;pital. Elle signale que c'est la qualit&#233; de la conflictualit&#233; sociale entretenue dans l'institution qui r&#232;gle la conflictualit&#233; interne du malade. On peut en tirer l'id&#233;e plus g&#233;n&#233;rale qu'une vie sociale qui n'offre plus de conflictualit&#233; externe suffisante dissipe l'&#233;nergie psychique du sujet. La conflictualit&#233; interne de la vie psychologique, base de sa dynamique psychique &#8212; elle aussi inter-fontionnelle &#8212; ne peut donc se maintenir sans relais social l'alimentant en &#233;nergie conflictuelle, pour parler comme G. Laval (2002, p. 69). Telle, semble &#234;tre l'id&#233;e-force de Tosquelles. Il a souvent donn&#233; de beaux exemples d'interposition institutionnelle de ce type dans l'activit&#233; propre des malades. L'h&#244;pital transform&#233; remplit ainsi son office th&#233;rapeutique. C'est son r&#244;le de &#171; rein &#187; institutionnel dit Tosquelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, concernant l'ergoth&#233;rapie, notre auteur se fait plus pr&#233;cis. Il ne faut pas confondre l'organe et la fonction ; confondre les organes institu&#233;s et la fonction instituante de l'ergoth&#233;rapie, les groupes organis&#233;s et l'activit&#233; humaine fragile qui conserve aux organes leur plasticit&#233;. A ce propos, il cite ci-dessus Solanes. Prenons garde de ne pas cr&#233;er des services d'ergoth&#233;rapie &#224; l'h&#244;pital comme celui qui coud un bouton de plus sur un gilet. L'ergoth&#233;rapie constitue le tissu lui-m&#234;me de l'institution. Comme on peut le constater, la m&#233;taphore du &#171; rein &#187; s'en trouve alors retouch&#233;e et enrichie : Car Solanes suivi par Tosquelles, &#233;crit : &#171; L'ergoth&#233;rapie n'est pas un nouvel organe sp&#233;cifique de l'institution, comme l'estomac ou le rein sont des organes du corps. Avec l'ergoth&#233;rapie, il en advient comme du syst&#232;me hormonal, lequel, du fait des hormones, d'une part, oriente la croissance et le m&#233;tabolisme du corps, et d'autre part, synchronise l'ensemble &#187; (1967, p. 44). L'ergoth&#233;rapie se trouve alors red&#233;finie. &#192; l'aide des organes institutionnels artificiels de l'h&#244;pital, l'activit&#233; des malades avec les soignants oriente la croissance de l'institution et synchronise son jeu. Si leur activit&#233; conjointe ne se n&#233;crose pas elle peut conserver aux organes institutionnels leurs propri&#233;t&#233;s collo&#239;dales instables et r&#233;versibles, pour parler comme Tosquelles (1984, p. 83). Le d&#233;veloppement de l'institution demeure alors possible en changeant de base au cours du temps. Mais c'est seulement parce que l'ergoth&#233;rapie reste une activit&#233; et ne devient pas, comme le d&#233;plore Tosquelles ici, un organe sp&#233;cialis&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est donc le travail collectif des malades et des soignants qui est source de vitalit&#233; institutionnelle. Il faut certes soigner l'institution et son organisation. Elle est l'organe o&#249; cette vitalit&#233; se conserve dans des &#171; artifices &#187; qui sont autant de ressources pour l'activit&#233;. Mais dans ce dessein, il faut surtout pouvoir &#171; rafra&#238;chir &#187; ces moyens en permanence sans tricher avec le r&#233;el de l'activit&#233;. Afin de continuer &#224; instituer. C'est m&#234;me d'abord cela soigner l'institution, soigner sa fonction pour soigner ses organes, &#224; la chaleur de l'activit&#233; propre. Si on transforme trop syst&#233;matiquement le moyen en but, comme le montre Tosquelles en 1972 en d&#233;plorant la cr&#233;ation d'une sp&#233;cialisation d'ergoth&#233;rapeute, la pratique d&#233;p&#233;rit et la passivit&#233; gagne sur l'activit&#233; (1967, p. VIII). Le processus d'humanisation en est refroidi et empoisonn&#233;. Il s'en suit un cort&#232;ge de p&#233;rils que les presque 40 ann&#233;es qui nous s&#233;parent de la premi&#232;re r&#233;daction de ce texte permettent de voir en face.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'apport de Tosquelles pour notre domaine de travail est double sur ce point : avec lui, on peut d'abord mieux comprendre que l'activit&#233; propre de chacun ne peut esp&#233;rer se prot&#233;ger de l'organisation du travail en se repliant sur elle-m&#234;me. Le travail r&#233;el, comme disent les ergonomes, ne peut s'affranchir des contraintes du travail prescrit en lui tournant le dos. L&#224; o&#249; les travailleurs parviennent &#224; pr&#233;server leur sant&#233; c'est que leur activit&#233; r&#233;ussit &#224; affecter l'organisation officielle du travail ; l&#224; o&#249; cette derni&#232;re peut servir de ressource au d&#233;veloppement de leur pouvoir d'agir en situation. La meilleure fa&#231;on de d&#233;fendre son m&#233;tier c'est donc encore de s'y attaquer &#224; tous les &#233;tages de l'organisation du travail, en passant d'un contexte &#224; l'autre, de l'exp&#233;rience quotidienne la plus engag&#233;e face au r&#233;el jusqu'&#224; la conception des t&#226;ches. La prescription n'est l'ennemie de l'activit&#233; propre que lorsqu'elle est laiss&#233;e &#224; elle-m&#234;me. Dans ce cas, d&#233;lest&#233;e, elle ne tarde pas &#224; se trouver d&#233;r&#233;alis&#233;e, au risque de d&#233;sorganiser le travail concret. Les travailleurs ne se reconnaissent plus alors dans ce qu'ils font. Dans ces conditions, la psychopathologie du travail n'est jamais loin. Mais travailler sans trop exposer sa sant&#233; suppose de pouvoir se reconna&#238;tre dans quelque chose qu'on puisse aussi faire respecter dans l'organisation. Sinon tout est pr&#234;t pour l'inflammation d'une demande de reconnaissance sans fond tourn&#233;e vers la hi&#233;rarchie. La s&#233;miologie de la plainte qui est massivement pr&#233;sente en milieu de travail aujourd'hui trouve l&#224; ses racines. Pourtant, c'est le travail qu'il faut soigner si l'on ne veut pas s'engager dans une gestion &#224; courte vue et de plus en plus hygi&#233;niste des soins &#224; la personne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec Tosquelles, on peut ensuite consid&#233;rer que ceux qui sont le mieux plac&#233;s pour justement commencer &#224; soigner le travail sont pr&#233;cis&#233;ment ceux qui le font. Non pas qu'ils puissent le soigner seuls. On vient d'insister sur le r&#244;le du &#171; damier &#187; organisationnel et institutionnel. Mais leur responsabilit&#233; est engag&#233;e partout o&#249; le travail se d&#233;fait. Au rendez-vous de notre exp&#233;rience en clinique de l'activit&#233;, il y a chez nos interlocuteurs assez souvent la red&#233;couverte de capacit&#233;s insoup&#231;onn&#233;es d'eux-m&#234;mes, pour pouvoir l'affirmer. Cette red&#233;couverte ne se fait justement pas seul. Elle n'a rien de spontan&#233;. Elle a besoin du trait d'union du collectif, pour parler comme &#224; St Alban. Mais il faut &#234;tre encore plus pr&#233;cis : elle a besoin que l'activit&#233; de travail la plus ordinaire redevienne le lest du collectif. En effet, c'est ce qui divise le collectif autour des dilemmes de l'activit&#233; possible ou impossible qui peut devenir source d'une nouvelle &#233;nergie psychique. Les &#233;quivoques de l'activit&#233; sont gorg&#233;es d'&#233;nergie. L'activit&#233; ordinaire quand elle rena&#238;t comme objet de &#171; disputes professionnelles &#187; autour des crit&#232;res du travail &#171; bien fait &#187; &#8212; par d&#233;finition discutables &#8212; a donc aussi quelque chose de paradoxalement transcendant. Ce qui fait son sel, c'est peut-&#234;tre qu'elle n'a jamais dit son dernier mot.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans qu'il soit utile d'en reprendre ici les aspects les plus techniques (Clot, 2008 a), notre exp&#233;rience en clinique de l'activit&#233; vise &#224; restaurer le &#171; syst&#232;me hormonal de l'organisation &#187;, pour reprendre la m&#233;taphore utilis&#233;e plus haut. Dans la polyphonie organis&#233;e des dialogues professionnels sur l'activit&#233; la plus concr&#232;te, &#224; force de passer de main en main et de bouche en bouche cette activit&#233; &#171; r&#233;p&#233;t&#233;e &#187; prend une dimension g&#233;n&#233;rique. Chaque interlocuteur est profond&#233;ment affect&#233; par sa propre activit&#233; quand elle est reprise par l'autre. Non pas en raison de l'accord et de l'adh&#233;sion qui s'imposeraient mais au contraire par la diff&#233;rence infinie qui se manifeste alors. Car ce qu'il avait fait et dit &#224; la premi&#232;re personne se d&#233;cline &#224; nouveau &#224; la deuxi&#232;me et &#224; la troisi&#232;me personne et, sans s'alt&#233;rer, devient pourtant absolument diff&#233;rent, donnant &#224; ce qui s'est d&#233;j&#224; fait les dehors de l'inachev&#233;. L'activit&#233; s'&#233;change au travers du dialogue et du coup, paradoxalement, se soustrait &#224; l'&#233;change. Dans la r&#233;p&#233;tition dialogique &#224; laquelle on la soumet, l'activit&#233; de travail, redite et refaite en pens&#233;e ne se r&#233;p&#232;te pas. Ou plut&#244;t elle marque sa diff&#233;rence essentielle avec tous les discours plus ou moins convenus qui cherchent &#224; la cerner, devenant fondamentalement inachevable. Il semble bien qu'on puisse voir l&#224; la source m&#234;me d'une restauration possible du collectif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et je me suis demand&#233;, pour finir, si ce n'&#233;tait pas le sens m&#234;me des remarques de Tosquelles &#224; la fin de sa vie &#224; propos de l'activit&#233; des &#233;quipes soignantes. Il utilise encore une m&#233;taphore, celle de la fonction du ballon dans le jeu d'une &#233;quipe de football. Il &#233;crit : &#171; Je crois que le jeu de football, tout en &#233;tant tr&#232;s d&#233;monstratif de ce qui se passe dans une &#233;quipe, cache le fait que c'est un ballon &#8216;qui court, qui court' sur le terrain de sport et qui va d'un joueur &#224; l'autre. Le ballon est une des formes possibles du &#8216;furet'. Ni plus ni moins que le palet du jeu de marelle qu'on pousse &#224; cloche-pied. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le ballon fa&#231;onne et dessine le lien du groupe : un vrai furet qui dispara&#238;t de la proximit&#233; de chacun (&#8230;). Le ballon repr&#233;sente la curiosit&#233; intellectuelle objectiv&#233;e. Il ne faut pas oublier que, comme dans le jeu du furet qui court, celui qui se trouve en possession &#224; un moment donn&#233; de cet objet-lien, se d&#233;tache du groupe non sans danger. C'est cet objet qui fait de lui le responsable le plus actif : il tourne autour du groupe et cela jusqu'&#224; ce qu'il d&#233;pose en douce cet objet magique chez un autre membre du groupe qui prend le relais (&#8230;). En fait l'objet myst&#233;rieux qu'on fait courir change souvent pendant le parcours &#187; (2003 a, pp. 111-112).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concluons donc sur cette m&#233;taphore. L'activit&#233; a aussi les vertus du ballon. Cet &#171; objet-lien &#187; organise et d&#233;sorganise le collectif sur le vif. Mais, du coup, c'est aussi l&#224; que peut s'enraciner le sentiment de vivre la m&#234;me histoire. Car avec l'exp&#233;rience du jeu se forme ce que J. Oury a appel&#233; si pr&#233;cis&#233;ment &#171; la fonction diacritique du collectif &#187; (Oury, 1986). C'est le travail d'organisation dont ce collectif se sent &#233;ventuellement comptable. Il devient alors, pour chacun personnellement, le &#171; diapason &#187; g&#233;n&#233;rique et transpersonnel qui permet de voir venir le r&#233;el. La transcendance institutionnelle est alors &#224; son tour transcend&#233;e par l'activit&#233; et son histoire possible. Celle du collectif qui relie &#8212; au moins de temps en temps &#8212; ceux qui, dans chaque institution et chaque organisation, peuvent le moins tricher avec ce r&#233;el. Tosquelles nous aide &#224; comprendre que c'est sur eux qu'on doit pouvoir compter pour soigner le travail comme institution. On conviendra que ce n'est pas mince.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bibliographie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Billiard, I. (2001). Sant&#233; mentale et travail. L'&#233;mergence de la psychopathologie du travail. Paris : la Dispute.
Clot, Y. (2006). Clinique du travail et clinique de l'activit&#233;. Nouvelle Revue de psychosociologie, 1. 150-159.
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Daum&#233;zon, G. (1948). L'application pratique des th&#232;ses nouvelles en assistance psychiatrique. Informations psychiatriques, 9, 239-246.
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Le Guillant, L (2006). Le drame humain du travail. Toulouse : Er&#232;s.
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Roger, J.L. (2007). Refaire son metier. Essai de clinique de l'activit&#233;. Toulouse : Er&#232;s.
Tosquelles, F. (1951). Le coin du m&#233;decin. Trait d'union, n&#176;36.
Tosquelles, F. (1967). Le travail th&#233;rapeutique &#224; l'h&#244;pital psychiatrique. Paris : &#233;ditions du scarab&#233;e.
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Tosquelles, F. (1990). Le travail des jours qui passent. In M. Minard (dir). Une psychiatrie en travail. Toulouse : Er&#232;s.
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Tosquelles, F. (2003 b). Cours aux &#233;ducateurs. Champs social &#233;ditions.
Tosquelles F., Oury, J. &amp; Guattari, F. (1985). Pratique de l'institutionnel et politique. Vigneux : Matrice.
Vygotski, L. (1934/1997). Pens&#233;e et langage. Troisi&#232;me &#233;dition. Paris : La Dispute.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/CNAM_Clot.aspx" class="spip_out"&gt;Lire aussi&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les icebergs du Titanic avril 2009</title>
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		<description>Les icebergs du Titanic Nous venons d'apprendre que des psychologues de la F.P.H., constitu&#233;s en coll&#232;ge, interlocuteurs d'une direction (pour l'instant bienveillante... tant que &#231;a l'arrange... car aucun texte r&#233;glementaire ne les institue dans ces fonctions) seraient en charge de &quot;g&#233;rer&quot; le budget formation de tous les psychologues de leur h&#244;pital (y compris des psychologues &quot;exclus&quot; du coll&#232;ge (...)


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&lt;a href="http://www.psycho.lautre.net/spip.php?mot61" rel="tag"&gt;presse&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les icebergs du Titanic
Nous venons d'apprendre que des psychologues de la F.P.H., constitu&#233;s en coll&#232;ge, interlocuteurs d'une direction (pour l'instant bienveillante... tant que &#231;a l'arrange... car aucun texte r&#233;glementaire ne les institue dans ces fonctions) seraient en charge de &quot;g&#233;rer&quot; le budget formation de tous les psychologues de leur h&#244;pital (y compris des psychologues &quot;exclus&quot; du coll&#232;ge !)...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.psychologiedesante.org/lespages.html/iceberg.html" class="spip_out"&gt;PSP&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Questionnement &#224; propos des incidences de l'article 52...</title>
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		<description>Besan&#231;on, 13 Juillet 2009. &lt;br /&gt;	Monsieur Le Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral, Cher coll&#232;gue, &lt;br /&gt;	Notre analyse de la situation des psychologues en inter-coll&#232;ges de r&#233;gion Franche-Comt&#233; nous am&#232;ne aux conclusions et questions suivantes : &lt;br /&gt;	Le S.N. P. - comme il est rappel&#233; en quatri&#232;me de couverture de Psychologues et Psychologie de Juin &#8211; entend d&#233;fendre un titre unique. Or l'av&#232;nement du psychoth&#233;rapeute, lequel sera plus titr&#233; que le simple psychologue cr&#233;e un sur-titre pour un professionnel qui rel&#232;ve de la logique (...)


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&lt;a href="http://www.psycho.lautre.net/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s relatives &#224; la psychoth&#233;rapie.&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Besan&#231;on, 13 Juillet 2009.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Monsieur Le Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral, Cher coll&#232;gue,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Notre analyse de la situation des psychologues en inter-coll&#232;ges de r&#233;gion Franche-Comt&#233; nous am&#232;ne aux conclusions et questions suivantes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Le S.N. P. - comme il est rappel&#233; en quatri&#232;me de couverture de Psychologues et Psychologie de Juin &#8211; entend d&#233;fendre un titre unique. Or l'av&#232;nement du psychoth&#233;rapeute, lequel sera plus titr&#233; que le simple psychologue cr&#233;e un sur-titre pour un professionnel qui rel&#232;ve de la logique m&#233;dicale (psychoth&#233;rapie sur ordonnance du m&#233;decin) et &#233;chappe de fait au champ de la stricte psychologie.
Selon vous, ces psychologues-psychoth&#233;rapeutes seront-ils hors champs des missions de d&#233;fense du syndicat ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Devant cette entreprise de type OPA sur la psychologie par la m&#233;decine o&#249; les psychologues devront faire all&#233;geance aux m&#233;decins prescripteurs, quelle(s) position(s) pensez-vous tenir et, le cas &#233;ch&#233;ant quelles actions le syndicat envisage- t -il de d&#233;clencher pour la d&#233;fense du statut de cadre concepteur du psychologue ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le S.N.P. pr&#233;voit &#8211; il de demander &#224; tous les psychologues de la Fonction Publique Hospitali&#232;re un boycott g&#233;n&#233;ral de la demande du titre de psychoth&#233;rapeute ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Dans l'attente de votre r&#233;ponse, nous vous prions de recevoir, Monsieur Le Secr&#233;taire National, cher coll&#232;gue, l'expression de nos cordiales salutations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Pour l'inter-coll&#232;ge des Psychologues de Franche-Comt&#233;,&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Aurore Gribos, Jean-Paul Aubel, Paul Boissenin.
Madame, Monsieur, Chers coll&#232;gues,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Notre analyse de la situation des psychologues en inter-coll&#232;ges de r&#233;gion Franche-Comt&#233; nous am&#232;ne aux conclusions et questions suivantes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	La F.F.P.P. - comme vous le rappelez r&#233;guli&#232;rement - entend d&#233;fendre la profession et sa discipline. Or l'av&#232;nement du psychoth&#233;rapeute, lequel sera plus titr&#233; que le simple psychologue cr&#233;e un sur-titre pour un professionnel qui rel&#232;ve de la logique m&#233;dicale (psychoth&#233;rapie sur ordonnance du m&#233;decin) et &#233;chappe de fait au champ de la stricte psychologie.
Selon vous, ces psychologues-psychoth&#233;rapeutes seront-ils hors champs des missions de r&#233;f&#233;rence de la F.F.P.P. ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Devant cette entreprise de type OPA sur la psychologie par la m&#233;decine o&#249; les psychologues devront faire all&#233;geance aux m&#233;decins prescripteurs, quelle(s) position(s) pensez-vous tenir et, le cas &#233;ch&#233;ant quelles actions la F.F.P.P. envisage- t -elle de d&#233;clencher pour la d&#233;fense du statut de cadre concepteur du psychologue ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;voyez &#8211; vous de demander &#224; tous les psychologues de la Fonction Publique Hospitali&#232;re un boycott g&#233;n&#233;ral de la demande du titre de psychoth&#233;rapeute ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Dans l'attente de votre r&#233;ponse, nous vous prions de recevoir, Madame,Monsieur, chers coll&#232;gues, l'expression de nos cordiales salutations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Pour l'inter-coll&#232;ge des Psychologues de Franche-Comt&#233;,&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Aurore Gribos, Jean-Paul Aubel, Paul Boissenin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le SNP s'inqui&#233;te de La destruction des statuts des m&#233;tiers et la destruction du m&#233;tier de psychologue aussi dans les conventions collectives </title>
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		<dc:date>2010-05-03T06:13:33Z</dc:date>
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		<description>Avec la d&#233;structuration des cadres juridiques des m&#233;tiers, nous assistons &#224; un chamboulement sans pareil de la pratique professionnelle. Nous allons passer de la notion de m&#233;tier &#224; la notion de technicien exer&#231;ant des comp&#233;tences. Fini le m&#233;tier, tout le monde pourra acqu&#233;rir des comp&#233;tences auxquelles il sera form&#233;, le temps n&#233;cessaire. Il serait vital que les psychologues du SNP s'int&#233;ressent aux &#233;tudes men&#233;es par les psychosociologues sur ces questions traversant le monde des travailleurs, non (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec la d&#233;structuration des cadres juridiques des m&#233;tiers, nous assistons &#224; un chamboulement sans pareil de la pratique professionnelle. Nous allons passer de la notion de m&#233;tier &#224; la notion de technicien exer&#231;ant des comp&#233;tences. Fini le m&#233;tier, tout le monde pourra acqu&#233;rir des comp&#233;tences auxquelles il sera form&#233;, le temps n&#233;cessaire. Il serait vital que les psychologues du SNP s'int&#233;ressent aux &#233;tudes men&#233;es par les psychosociologues sur ces questions traversant le monde des travailleurs, non psychologues de la sph&#232;re &#233;conomique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1_ Le SNP communique : Refusons ensemble le projet de r&#233;&#233;criture de la convention collective du 15 mars 1966 !
Post&#233; par snp le 16/1/2009 23:50:00 (38 lectures)
Le SNP appelle l'ensemble des psychologues, tous champs et tous secteurs confondus &#224; s'unir &#224; l'ensemble des salari&#233;s de ladite convention actuellement en p&#233;ril, pour d&#233;noncer et refuser cat&#233;goriquement la r&#233;&#233;criture de la convention collective du 15 mars 1966 telle que la proposent les syndicats d'employeurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lire ici un extrait en pdf concernant les psychologues&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette proposition de convention collective indigne du secteur sanitaire, social et m&#233;dico-social, fait table rase de tous les acquis sociaux obtenus et maintenus de haute lutte gr&#226;ce &#224; la pugnacit&#233; des organisations syndicales qui l'ont sign&#233;e voici 43 ans.
La nouvelle mouture tient en 113 pages contre 360 dans la pr&#233;c&#233;dente. Pour l'essentiel, il est relev&#233; une convention collective qui s'apparente &#224; l'application pure et simple du code du travail. Les diff&#233;rents acquis sociaux disparaissent pour laisser place &#224; l'&#233;volution professionnelle au m&#233;rite, &#224; la disparition des cong&#233;s suppl&#233;mentaires, anciennet&#233;s, non prise en compte de la prime de suj&#233;tion sp&#233;ciale pour les non cadres, disparition de la prime de suj&#233;tions particuli&#232;res pour les cadres et avenants. L'indemnit&#233; de d&#233;part en retraite des cadres, r&#233;duite de moiti&#233;, suppression des coefficients d'internat&#8230; Toutes les fonctions et tous les corps de m&#233;tiers de notre convention collective sont concern&#233;s par cette r&#233;vision inacceptable.
Une fiche de m&#233;tier des psychologues au contenu totalement inconsistant nous place dans le personnel param&#233;dical ce que ne sont pas les psychologues.
Le SNP syndicat professionnel a pour ambition de d&#233;fendre les droits des psychologues aux c&#244;t&#233;s des autres organisations syndicales de salari&#233;s.
Pour le SNP, il est int&#233;ressant que l'ensemble des salari&#233;s tous corps de m&#233;tier confondus s'unissent pour d&#233;fendre des droits acquis et veiller &#224; ce qu'ils ne disparaissent pas.
Le SNP ne peut accepter une &#233;volution de carri&#232;re au m&#233;rite lorsqu'on conna&#238;t la p&#233;nibilit&#233; du travail aupr&#232;s des usagers, des incidences et des r&#233;percussions dans la vie personnelle du professionnel.
Le SNP ne peut accepter une r&#233;mun&#233;ration qui ne prend pas en compte la technicit&#233; reconnue par un dipl&#244;me universitaire de haut niveau..
Le SNP ne peut pas tol&#233;rer une remise en cause des salaires avec un pouvoir d'achat qui est de plus en plus en baisse pour la majorit&#233; des salari&#233;s.
Le SNP ne peut pas laisser d&#233;finir des fonctions sp&#233;cifiques propres &#224; certains corps professionnels d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;raliste, qui pourrait entra&#238;ner la confusion des r&#244;les et des fonctions,
Que veut le SNP ?
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Nous voulons de r&#233;elles n&#233;gociations avec les organisations syndicales.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Que ces n&#233;gociations tiennent compte de la sp&#233;cificit&#233; des m&#233;tiers et des fonctions.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Que les grilles de salaires soient maintenues et suivent une grille en fonction de l'anciennet&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Nous voulons le maintien des droits acquis : cong&#233;s trimestriels et anciennet&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Nous voulons une d&#233;finition claire des m&#233;tiers et fili&#232;res pour tous les secteurs (secteur enfance et adultes).
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Nous voulons un temps de formation pour tous les salari&#233;s.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Nous voulons que les professionnels travaillent dans des conditions de r&#233;mun&#233;rations acceptables.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Nous voulons la reconnaissance d'un r&#233;el statut de cadre du psychologue, personnel des sciences humaines
Le SNP vous demande
Tous ensemble, avec les syndicats, nous devons nous opposer au principe de d&#233;construction d'une convention collective qui fut progressiste en son temps et entend le rester.
Informez vos coll&#232;gues de travail, unissez-vous massivement et rejoignez les organisations syndicales pour d&#233;fendre ensemble la convention collective du 15 mars 1966 menac&#233;e de destruction par les syndicats d'employeurs.
Emp&#234;chons la signature de cette nouvelle convention collective pour qu'elle ne soit pas appliqu&#233;e !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;quipe des conventions collectives du SNP&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>De la libido &#224; l'amour du prochain</title>
		<link>http://www.psycho.lautre.net/spip.php?article410</link>
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		<dc:date>2010-04-27T09:45:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>presse</dc:subject>

		<description>Vu sur Mediapart c'est pas mal &lt;br /&gt;L'Ann&#233;e de l'&#233;clipse de Philippe de La Genardi&#232;re. Sabine Wespieser &#233;diteurs, 490 p., 26 &#8364; Basile est un homme &#224; terre, qui l&#224;-haut soliloque, au sixi&#232;me &#233;tage, sur son balcon parisien ; avant de trouver le septi&#232;me ciel, puis de finir aux anges. &#192; vue d'homme, l'argument de l'ample roman para&#238;t mince. Pourtant, le r&#233;cit aigu et profus rencontre l'universel derri&#232;re le nombril et bien d'autres d&#233;tails anatomiques : par-del&#224; moult pages lestes, turbulentes et lascives, se joue (...)


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.psycho.lautre.net/local/cache-vignettes/L110xH144/arton410-bdc7d.gif&quot; width='110' height='144' style='height:144px;width:110px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vu sur Mediapart
c'est pas mal&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Ann&#233;e de l'&#233;clipse de Philippe de La Genardi&#232;re. Sabine Wespieser &#233;diteurs, 490 p., 26 &#8364;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Basile est un homme &#224; terre, qui l&#224;-haut soliloque, au sixi&#232;me &#233;tage, sur son balcon parisien ; avant de trouver le septi&#232;me ciel, puis de finir aux anges. &#192; vue d'homme, l'argument de l'ample roman para&#238;t mince. Pourtant, le r&#233;cit aigu et profus rencontre l'universel derri&#232;re le nombril et bien d'autres d&#233;tails anatomiques : par-del&#224; moult pages lestes, turbulentes et lascives, se joue une recherche chim&#233;rique et cosmique de l'Autre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quinquag&#233;naire qui n'en est toujours pas revenu, abandonn&#233; par femme et fille, dispens&#233; de dispenser ses cours de philosophie par la gr&#226;ce d'un arr&#234;t longue maladie accord&#233; par le redoutable docteur Floch, dans les rets psychanalytiques duquel il se d&#233;bat tous les jeudis &#224; 15h, Basile se partage entre d&#233;r&#233;liction et aboulie. Il vit dans une sorte de coma social. Son cerveau fonctionne et vitup&#232;re l'&#233;poque marchande, technophile, o&#249; s'imposent les impostures, o&#249; s'effondre la culture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un jour, un jeudi justement, sortant de chez le Dr Floch derri&#232;re la t&#234;te duquel il aper&#231;oit un arbre, Basile pousse jusqu'au tr&#232;s proche jardin des Plantes et s'aventure dans la serre. L'&#233;touffement y sera lib&#233;rateur. En une sc&#232;ne &#224; la fois biblique et mythologique, sur fond de grotte, de bassin et de plantes luxuriantes, lui appara&#238;t une nouvelle &#200;ve, une n&#233;aV&#233;nus en laquelle il distingue une M&#233;lisande &#224; la chevelure color&#233;e d'invites. Le couple se laisse enfermer pour la nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Basile &#233;prouve l'amour et l'amour l'&#233;prouve. La chair est un r&#233;v&#233;lateur, qui le r&#233;tablit dans son humaine condition. Cette femme d&#233;tient la jeunesse et la beaut&#233; qui le d&#233;sertent. Leurs enlacements incessants r&#233;pondent au besoin pressant de Basile d'&#234;tre r&#233;concili&#233; avec l'humanit&#233;, d'acc&#233;der au vivant en tant que mortel, de repartir d'un bond pied en atteignant une &#233;nergie vitale capable d'impliquer le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais cette &#233;piphanie profane et sexuelle n'est qu'une histoire sans parole. Cette Shadi, de vingt-cinq ans sa cadette, qu'il poss&#232;de et contemple tour &#224; tour, cette Iranienne dont le p&#232;re officier fut liquid&#233; au d&#233;but de la r&#233;volution islamiste, qui est-elle ? Qu'est-ce qu'&#234;tre faits pour s'entendre ? En quoi cueillir le jour avec une fr&#233;n&#233;sie extatique fait-il lentement remonter le trop lourd pass&#233; ? Comment s'agripper au corps du prochain rend-il disponible &#224; la cr&#233;ation ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En se frottant &#224; cette ardente &#233;nigme, avec laquelle, &#224; d&#233;faut de communiquer, il communie dans le culte de Ravel et Faur&#233;, Basile retrouve ses sens et le sens de la vie, qui, aussi giratoire soit-il, acclimate &#224; la beaut&#233; et &#224; la clairvoyance : &#171; Oui, &#224; cinquante ans pass&#233;s, en ce soir de juillet 2006, que dans son d&#233;lire il avait pris pour le grand moment d'&#233;lucidation de l'&#233;nigme humaine, il pleurait, comme avait pleur&#233; l'enfant qu'il avait &#233;t&#233; autrefois, dans un monde lointain, et qui un demi-si&#232;cle plus tard enfin rendait l'&#226;me. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Roman sur le temps et l'espace, L'Ann&#233;e de l'&#233;clipse est men&#233; au pass&#233;, un pass&#233; tambour battant : la langueur cruelle de l'imparfait y est fouett&#233;e &#224; coup de plus-que-parfaits, parfois temp&#233;r&#233;s par un participe pr&#233;sent. Le tout s'inscrit dans un Paris d&#233;crit avec le pouvoir &#233;vocatoire propre &#224; ceux qui souffrirent d'&#234;tre arrach&#233;s &#224; cette ville. Il y a une pulsion topographique dans ce livre au lyrisme abouti, dont les phrases, longues et sinueuses comme des itin&#233;raires, &#233;pousent les plis de notre vieille capitale, dont l'auteur offre un condens&#233; en forme de triangle : Beaumarchais, Cuvier, Censier, trois noms d'art&#232;res parisiennes aux premi&#232;res syllabes &#233;loquentes&#8230;L'Ann&#233;e de l'&#233;clipse de Philippe de La Genardi&#232;re. Sabine Wespieser &#233;diteurs, 490 p., 26 &#8364;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Basile est un homme &#224; terre, qui l&#224;-haut soliloque, au sixi&#232;me &#233;tage, sur son balcon parisien ; avant de trouver le septi&#232;me ciel, puis de finir aux anges. &#192; vue d'homme, l'argument de l'ample roman para&#238;t mince. Pourtant, le r&#233;cit aigu et profus rencontre l'universel derri&#232;re le nombril et bien d'autres d&#233;tails anatomiques : par-del&#224; moult pages lestes, turbulentes et lascives, se joue une recherche chim&#233;rique et cosmique de l'Autre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quinquag&#233;naire qui n'en est toujours pas revenu, abandonn&#233; par femme et fille, dispens&#233; de dispenser ses cours de philosophie par la gr&#226;ce d'un arr&#234;t longue maladie accord&#233; par le redoutable docteur Floch, dans les rets psychanalytiques duquel il se d&#233;bat tous les jeudis &#224; 15h, Basile se partage entre d&#233;r&#233;liction et aboulie. Il vit dans une sorte de coma social. Son cerveau fonctionne et vitup&#232;re l'&#233;poque marchande, technophile, o&#249; s'imposent les impostures, o&#249; s'effondre la culture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un jour, un jeudi justement, sortant de chez le Dr Floch derri&#232;re la t&#234;te duquel il aper&#231;oit un arbre, Basile pousse jusqu'au tr&#232;s proche jardin des Plantes et s'aventure dans la serre. L'&#233;touffement y sera lib&#233;rateur. En une sc&#232;ne &#224; la fois biblique et mythologique, sur fond de grotte, de bassin et de plantes luxuriantes, lui appara&#238;t une nouvelle &#200;ve, une n&#233;aV&#233;nus en laquelle il distingue une M&#233;lisande &#224; la chevelure color&#233;e d'invites. Le couple se laisse enfermer pour la nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Basile &#233;prouve l'amour et l'amour l'&#233;prouve. La chair est un r&#233;v&#233;lateur, qui le r&#233;tablit dans son humaine condition. Cette femme d&#233;tient la jeunesse et la beaut&#233; qui le d&#233;sertent. Leurs enlacements incessants r&#233;pondent au besoin pressant de Basile d'&#234;tre r&#233;concili&#233; avec l'humanit&#233;, d'acc&#233;der au vivant en tant que mortel, de repartir d'un bond pied en atteignant une &#233;nergie vitale capable d'impliquer le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais cette &#233;piphanie profane et sexuelle n'est qu'une histoire sans parole. Cette Shadi, de vingt-cinq ans sa cadette, qu'il poss&#232;de et contemple tour &#224; tour, cette Iranienne dont le p&#232;re officier fut liquid&#233; au d&#233;but de la r&#233;volution islamiste, qui est-elle ? Qu'est-ce qu'&#234;tre faits pour s'entendre ? En quoi cueillir le jour avec une fr&#233;n&#233;sie extatique fait-il lentement remonter le trop lourd pass&#233; ? Comment s'agripper au corps du prochain rend-il disponible &#224; la cr&#233;ation ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En se frottant &#224; cette ardente &#233;nigme, avec laquelle, &#224; d&#233;faut de communiquer, il communie dans le culte de Ravel et Faur&#233;, Basile retrouve ses sens et le sens de la vie, qui, aussi giratoire soit-il, acclimate &#224; la beaut&#233; et &#224; la clairvoyance : &#171; Oui, &#224; cinquante ans pass&#233;s, en ce soir de juillet 2006, que dans son d&#233;lire il avait pris pour le grand moment d'&#233;lucidation de l'&#233;nigme humaine, il pleurait, comme avait pleur&#233; l'enfant qu'il avait &#233;t&#233; autrefois, dans un monde lointain, et qui un demi-si&#232;cle plus tard enfin rendait l'&#226;me. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Roman sur le temps et l'espace, L'Ann&#233;e de l'&#233;clipse est men&#233; au pass&#233;, un pass&#233; tambour battant : la langueur cruelle de l'imparfait y est fouett&#233;e &#224; coup de plus-que-parfaits, parfois temp&#233;r&#233;s par un participe pr&#233;sent. Le tout s'inscrit dans un Paris d&#233;crit avec le pouvoir &#233;vocatoire propre &#224; ceux qui souffrirent d'&#234;tre arrach&#233;s &#224; cette ville. Il y a une pulsion topographique dans ce livre au lyrisme abouti, dont les phrases, longues et sinueuses comme des itin&#233;raires, &#233;pousent les plis de notre vieille capitale, dont l'auteur offre un condens&#233; en forme de triangle : Beaumarchais, Cuvier, Censier, trois noms d'art&#232;res parisiennes aux premi&#232;res syllabes &#233;loquentes&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La musique perdure quand le langage s'affaisse&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Philippe de La Genardi&#232;re est un &#233;crivain qui nous d&#233;livre de l'autofiction rabougrie propre &#224; ceux qui n'ont pas assez &#224; dire, qui nous &#233;pargne le pr&#234;chi-pr&#234;cha de ceux qui ont trop &#224; d&#233;clarer. Il domine son intelligence et ma&#238;trise son &#233;criture, passant du bouillonnement et du souffle &#224; la suggestion, &#224; l'analogie, aux pointill&#233;s&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Basile est suivi de bout en bout, sur pr&#232;s de cinq cents pages, comme le ferait une cam&#233;ra de surveillance, mais avec les armes et la puissance de la litt&#233;rature. De m&#234;me que la claustration charnelle renvoie &#224; la m&#233;taphysique, que le moindre affluent de l'histoire annonce le delta final, les verres d'eau auxquels ont parfois recours les deux protagonistes signalent ce d&#233;sert de l'amour, des &#226;mes et des humanit&#233;s dans lequel ils se d&#233;battent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a ce qui tient bon &#8211; et le roman ressemble alors &#224; ces instruments qui mesurent la r&#233;sistance des m&#233;taux &#8211;, en ce triomphe des &#171; sph&#232;res de la communication &#187;. La musique perdure quand le langage s'affaisse, l'&#233;moi culturel et la disposition religieuse s'av&#232;rent cruciaux pour faire face &#224; la soci&#233;t&#233; de masse, in&#233;vitable, obligatoire : &#171; C'&#233;tait de ce c&#244;t&#233;-l&#224; que devait se tourner Basile s'il voulait s'essayer &#224; repenser le monde : l'&#233;clipse, il fallait aller la chercher dans ce concept d&#233;sormais admis de citoyen-consommateur, asservi &#224; la science et &#224; la technique, lesquelles semblaient lui ouvrir les portes d'un monde sans limites, alors qu'elles signaient sa perte. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Basile, r&#233;tabli dans ses facult&#233;s physiques et mentales, s'est remis &#224; travailler sur un opus en chantier : &#201;clipse philosophique. Mais apr&#232;s avoir enfin &#233;tabli la jonction avec l'Autre, en la personne d'une pauvresse crasseuse aux yeux bleus effondr&#233;e au pied d'un immeuble, apr&#232;s avoir entendu le &#171; cri unanime &#187; de la ville &#224; l'occasion d'un but marqu&#233; par l'&#233;quipe de France de football, Basile, sur son balcon du boulevard Beaumarchais, se d&#233;barrasse de ses ultimes oripeaux &#224; la tomb&#233;e du cr&#233;puscule, tandis que des hirondelles, plus guillerettes que l'oiseau de Minerve cher &#224; Hegel, prennent leur envol. Un homme est n&#233;. Il a plus de cinquante ans&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ANN&#201;E DE L'&#201;CLIPSE
de Philippe de La Genardi&#232;re
(Sabine Wespieser &#233;diteurs, 490 p., 26 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'EMPIRE DES COACHS. UNE NOUVELLE FORME DE CONTR&#212;LE SOCIAL</title>
		<link>http://www.psycho.lautre.net/spip.php?article516</link>
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		<description>Id&#233;es Les miracles du coaching &lt;br /&gt;&#8226; L'EMPIRE DES COACHS. UNE NOUVELLE FORME DE CONTR&#212;LE SOCIAL, PAR ROLAND GORI ET PIERRE LE COZ, &#201;DITIONS ALBIN-MICHEL, 2006, 200 PAGES, 15 EUROS. &lt;br /&gt;Appel &#224; &#171; un sursaut d'orgueil collectif &#187;, ce petit livre vif, plein d'ironie, &#233;crit dans un langage clair, accessible, d&#233;cortique le ph&#233;nom&#232;ne en vogue du coaching et aspire ce faisant &#224; susciter &#171; un vrai d&#233;bat de soci&#233;t&#233; sur le sujet &#187;. Interrogeant le d&#233;veloppement exponentiel de la pratique du coaching dans notre soci&#233;t&#233;, (...)


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&lt;a href="http://www.psycho.lautre.net/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Ouvrages de psychanalyse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Id&#233;es Les miracles du coaching&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8226; L'EMPIRE DES COACHS. UNE NOUVELLE FORME DE CONTR&#212;LE SOCIAL, PAR ROLAND GORI ET PIERRE LE COZ, &#201;DITIONS ALBIN-MICHEL, 2006, 200 PAGES, 15 EUROS.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Appel &#224; &#171; un sursaut d'orgueil collectif &#187;, ce petit livre vif, plein d'ironie, &#233;crit dans un langage clair, accessible, d&#233;cortique le ph&#233;nom&#232;ne en vogue du coaching et aspire ce faisant &#224; susciter &#171; un vrai d&#233;bat de soci&#233;t&#233; sur le sujet &#187;. Interrogeant le d&#233;veloppement exponentiel de la pratique du coaching dans notre soci&#233;t&#233;, Roland Gori, psychanalyste et professeur de psychopathologie, et Pierre Le Coz, philosophe et membre du Comit&#233; consultatif national d'&#233;thique, montrent comment la rh&#233;torique qui sous-tend le coaching entre en totale consonance avec l'id&#233;ologie ultralib&#233;rale de notre temps. Originaire du monde sportif o&#249; il a aujourd'hui totalement ringardis&#233; l'entra&#238;neur de jadis, sentant par trop la discipline et l'insensibilit&#233; militaires, le coach a tr&#232;s vite infiltr&#233; le monde de l'entreprise : &#171; muni d'une seringue psychoth&#233;rapeutique &#187;, il pare &#224; toutes les faiblesses de l'individu qui pourraient entraver le bon d&#233;veloppement &#233;conomique de l'entreprise. Les pages consacr&#233;es au coaching en entreprise ne manquent pas d'&#233;voquer les propos de Michel Foucault sur les discours d'experts, ces discours qui font rire (et comment ne pas rire quand il est question du &#171; besoin de s&#233;curit&#233; ontologique &#187; du dirigeant d'entreprise ?) mais qui font cependant autorit&#233;. Mais l'on rit de plus en plus jaune quand on voit comment ce discours fait d&#233;sormais autorit&#233; aussi, tant c&#244;t&#233; patients que c&#244;t&#233; soignants, dans le monde de l'h&#244;pital converti aujourd'hui en entreprise de soins. Il n'est pas jusqu'aux malades en fin de vie qui ne soient d&#233;sormais accompagn&#233;s par des professionnels, d&#251;ment r&#233;tribu&#233;s (le coaching ne fait pas dans la philanthropie), l&#224; o&#249; jadis ce r&#244;le &#233;tait d&#233;volu aux proches : s'agirait-il d'encourager leur &#171; compliance &#187; &#224; la mort, tout comme le &#171; coaching sant&#233; &#187; encourage celle des diab&#233;tiques et autres insuffisants respiratoires &#224; leur traitement ? &#192; l'interface de la culture sportive du moi et de la m&#233;dicalisation de l'existence, le coaching, mirage psychologique, n'est ni plus ni moins que la suite des proc&#233;dures de contr&#244;le social, de quadrillage des populations apparues au XIXe si&#232;cle avec le d&#233;veloppement de l'hygi&#232;ne publique et le souci sanitaire. Les auteurs de ce livre pr&#233;conisent un rejet pur et simple de &#171; cette soupe sportive remix&#233;e &#224; la sauce manag&#233;riale &#187;, nous les suivons sans r&#233;serve !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sophie Aouill&#233;, Psychanalyste&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.humanite.fr/' class='spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.humanite.fr&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&quot;La Nuit S&#233;curitaire - Appel des 39&quot; </title>
		<link>http://www.psycho.lautre.net/spip.php?article514</link>
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		<dc:date>2009-06-08T07:57:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>psyresi</dc:creator>



		<description>&quot;La Nuit S&#233;curitaire - Appel des 39&quot; La psychiatrie se verrait-elle expropri&#233;e de sa fonction soignante, pour redevenir la gardienne de l'ordre social ? Nous, citoyens, psychiatres, professionnels du soin, du travail social, refusons de servir de caution &#224; cette d&#233;rive id&#233;ologique de notre soci&#233;t&#233;. &lt;br /&gt; Intervention de Micha&#235;l Guyader au plateau des Gli&#232;res le 17 mai 2009 Le dimanche 17 mai 2009, 4000 personnes se sont r&#233;unies au plateau des Gli&#232;res, haut lieu de Resistance lors d'un rassemblement &#224; (...)


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&lt;a href="http://www.psycho.lautre.net/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;La crise en psychiatrie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&quot;La Nuit S&#233;curitaire - Appel des 39&quot; La psychiatrie se verrait-elle expropri&#233;e de sa fonction soignante, pour redevenir la gardienne de l'ordre social ?
Nous, citoyens, psychiatres, professionnels du soin, du travail social, refusons de servir de caution &#224; cette d&#233;rive id&#233;ologique de notre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Intervention de Micha&#235;l Guyader au plateau des Gli&#232;res le 17 mai 2009
Le dimanche 17 mai 2009, 4000 personnes se sont r&#233;unies au plateau des Gli&#232;res, haut lieu de Resistance lors d'un rassemblement &#224; l'initiative de l'association &#171; Citoyens r&#233;sistants d'hier et d'aujourd'hui &#187;. Tous &#233;taient pr&#233;sents pour rappeller les valeurs d'&#233;galit&#233;, de solidarit&#233;, de libert&#233; et de fraternit&#233; composant le programme du Conseil National de la R&#233;sistance sign&#233; en mars 1944. Des paroles de r&#233;sistance ont &#233;t&#233; prononc&#233;es par d'anciens r&#233;sistants, Raymond Aubrac et St&#233;phane Hessel et par de plus jeunes impliqu&#233;s dans des actions de r&#233;sistance et de d&#233;sob&#233;issance Alain Refalo, instituteur et Micha&#235;l Guyader, psychiatre .
lien sur la vid&#233;o de l'intervention et texte en pi&#232;ce jointe
&lt;a href='http://www.fsd74.org/spip.php?article2291' class='spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.fsd74.org/spip.php?artic...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Communiqu&#233; de la nuit s&#233;curitaire en soutien au Pr Delion En pi&#232;ce jointe notre communiqu&#233; de soutien s'associant &#224; la lettre de l'appel des appels, &#224; la p&#233;tition sur le site de Michel Balat &lt;a href='http://www.balat.fr/spip.php?article601' class='spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.balat.fr/spip.php?article601&lt;/a&gt; , et &#224; l'article de Caroline Eliacheff &quot;Autisme, halte &#224; la d&#233;sinformation&quot; dans l'&#233;dition du Monde du 28 mai 2009.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;&lt; Nous tenons &#224; r&#233;affirmer notre soutien inconditionnel au Pr Pierre Delion, membre de notre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;mouvement, qui affronte en ce moment une campagne de diffamation de la part d'une&lt;/p&gt; &lt;p&gt;association de parents d'enfants autistes. Cette association entend dicter sa loi aux&lt;/p&gt; &lt;p&gt;professionnels, mais &#233;galement aux autres parents qui pourraient &#234;tre tent&#233;s par une approche&lt;/p&gt; &lt;p&gt;relationnelle prenant appui sur la psychanalyse sans pour autant r&#233;cuser la n&#233;cessit&#233; d'une&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ouverture &#224; toutes les autres possibilit&#233;s de prise en charge... &gt;&gt; la suite en PJ...&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Les &quot;FORUMS ITINERANTS DE LA NUIT SECURITAIRE&quot; : Dans toutes les r&#233;gions, des colloques, des journ&#233;es d'&#233;tudes, des associations r&#233;servent une partie de leur temps pour un forum &quot;la Nuit S&#233;curitaire&quot;. Nous &#233;tions donc : 15 mai : &#224; Montpellier (Programme) avec plus de 200 participants. Les vid&#233;os sont d&#233;j&#224; disponibles ici : Vid&#233;os de LA NUIT SECURITAIRE A MONTPELLIER
5-6 juin : &#224; Paris http://www..collectifpsychiatrie.fr/spip.php?article47 Pratiques de la Folie vendredi 5 juin &#224; 20h &#224; 22h, 92 bis Bd du Montparnasse 5-6 juin : &#224; Marseille http://www..collectifpsychiatrie.fr/spip.php?article48 Et nous continuerons aussi :
12-13 juin : &#224; Reims avec La Cri&#233;e : http://www..collectifpsychiatrie.fr/spip.php?article68 19-20 juin : &#224; St Alban http://www..collectifpsychiatrie.fr/spip.php?article74&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Groupes locaux : &quot;Dans les r&#233;gions...&quot;
Dans plusieurs h&#244;pitaux, des groupes se cr&#233;ent affili&#233;s ou non au 39 :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, &#224; Ville-Evrard le collectif des 39 du 93 a organis&#233; un forum &quot;Partir des d&#233;tails pour r&#233;inventer nos pratiques&quot; le 3 juin qui a r&#233;uni 150 personnes, avec des &#233;lus locaux, des patients, des soignants, des citoyens dans une bonne ambiance de travail. La prochaine r&#233;union est pr&#233;vue le mercredi 24 juin &#224; 12h30 salle Jonas au pavillon Tournesol &#224; Ville Evrard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le 94, le collectif se cr&#233;e aussi sous le nom &quot;Val de folie&quot; (en r&#233;f&#233;rence au Val De Bi&#232;vre) et se r&#233;unira le 4 juillet &#224; 14h (&#224; Gentilly probablement). Affaire &#224; suivre...&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;HPST, rapport Couty : la mobilisation se poursuit
En parall&#232;le des journ&#233;es d'action nationale avec gr&#232;ve et manifestation, le collectif des 39 a commenc&#233; &#224; rencontrer les d&#233;put&#233;s des diff&#233;rents partis afin de faire connaitre nos positions. Ils ont manifest&#233; un int&#233;r&#234;t pour ces &#233;changes et de prochaines rencontres sont pr&#233;vues.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re minute : rapport du s&#233;nateur UMP Milon
Le rapport, r&#233;alis&#233; sous l'&#233;gide de l'Office parlementaire d'&#233;valuation des politiques de sant&#233; (Opeps), a &#233;t&#233; rendu public le mercredi 3 juin. Il s'intitule &quot;La psychiatrie en France : de la stigmatisation &#224; la m&#233;decine de pointe&quot;
Rapport n&#176; 328 (2008-2009) de M. Alain Milon, d&#233;pos&#233; le 8 avril 2009
lien : &lt;a href='http://www.senat.fr/rap/r08-328/r08-328_mono.html' class='spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.senat.fr/rap/r08-328/r08...&lt;/a&gt;
ou en pdf :
&lt;a href='http://www.senat.fr/rap/r08-328/r08-3281.pdf' class='spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.senat.fr/rap/r08-328/r08...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Continuez &#224; SIGNEZ LA PETITION, et diffuser cette lettre autour de vous. &lt;a href='http://www.collectifpsychiatrie.fr/phpPetitions/index.php?petition=1' class='spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.collectifpsychiatrie.fr/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;D'autres infos sur le site &lt;a href='http://www.collectifpsychiatrie.fr/' class='spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.collectifpsychiatrie.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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