Psychologue, spécialiste des agresseurs et des victimes, diplômé d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) en psychologie pathologique et clinique, docteur en psychopathologie, docteur en droit, diplômé en criminologie appliquée à l’expertise mentale, diplômé en victimologie (Universités de Paris V et de Washington), promoteur d’une proposition de réforme de la formation initiale des psychologues en France et dans l’Union Européenne.
Courriel : jean_pierre_bouchard@yahoo.fr
La complexité et l’importance capitale dans tous les domaines de la vie, du psychisme et des comportements humains, imposent l’existence de psychologues hautement qualifiés pour les appréhender. Dispenser ce haut niveau de qualification actualisé est techniquement possible et humainement incontournable. Des réformes rapides doivent rendre cette exigence réalisable. C’est l’intérêt de toutes et de tous. L’Union Européenne, et la France en particulier, doivent devenir une référence et un exemple dans le monde pour l’enseignement et l’exercice professionnel de cette discipline devenue majeure : la psychologie.
Il est donc plus que jamais indispensable de développer et d’actualiser la grande profession « psy » généraliste de haut niveau, la profession de psychologue, dont nos concitoyens ont besoin dans de nombreux domaines de leur vie privée, professionnelle ou sociale.
Ce développement passe par des changements importants dans la formation initiale des psychologues français :
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Création d’un cursus de formation unique, actualisé, harmonisé, intégrant tous les secteurs d’application de la psychologie, cursus validé par un doctorat.
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Modification des critères de recrutement et de compétences des enseignants de la psychologie afin que cette formation initiale par l’excellence devienne réellement effective.
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Formation d’un nombre adapté de psychologues par rapport aux besoins.
Les conséquences positives de cette réforme de la formation des psychologues concerneraient de nombreux domaines. En voici six exemples.
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Education : prévention, dépistage, traitement des problèmes personnels ou de l’apprentissage de la maternelle à l’université (auprès des écoliers, collégiens, lycéens et étudiants) ; orientation ; conseil, aide à la gestion des difficultés des personnels de l’enseignement ; etc.
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Santé : dépistage, prévention, diagnostic, traitement des troubles psychiques et du comportement, des conduites addictives, des problèmes psychologiques liées aux pathologies somatiques (cancer, S.I.D.A., soins palliatifs, etc.), des problèmes liés au vieillissement de la population (maladie d’Alzheimer et autres pathologies ou situations à problèmes) ; formation et supervision des soignants ; etc.
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Justice : prise en charge des victimes, des auteurs d’infractions en milieu carcéral ou extra carcéral, lutte contre la récidive, expertises, formation des personnels (magistrats, avocats, personnel pénitentiaire, travailleurs sociaux,…), etc.
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Milieu du travail, des entreprises et des organisations publiques et privées : recrutement, gestion de problèmes des personnels, gestion des ressources humaines, coaching, bilans de compétences, orientation, etc.
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Sport : bilans, gestion et amélioration (licite) des performances, gestion du stress, de la réussite, des échecs, de la carrière, lutte contre le dopage, aide à la reconversion après l’arrêt de l’activité sportive, etc.
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Recherche : développement de nombreux axes de recherches utiles en rapport avec les nécessités de terrain dans tous les domaines d’application de la psychologie.
La mise en place de cette proposition de réforme de fond, tout en apportant un gain de services très important à nos concitoyens, ne serait pas plus onéreuse que le modèle actuel qui s’avère régulièrement très contre productif. Elle apporterait aussi aux usagers une clarification considérable et nécessaire de la nébuleuse « psy ».
La réalisation de cette réforme pourrait faire de la France, où elle est depuis longtemps d’une urgente nécessité, un pays moteur en la matière. Ce modèle basé sur l’excellence de la formation et des services rendus pourrait par la suite faire école dans le reste de l’Union Européenne.
La communication qui suit développe avec plus de précision cette proposition de réforme.
PROPOSITION DE REFORME DE LA FORMATION DES PSYCHOLOGUES EN FRANCE ET DANS L’UNION EUROPEENNE
(Doctorat ou Europsy ?)
A PROPOSAL FOR REFORMING PSYCHOLOGISTS’ TRAINING IN FRANCE AND IN THE EUROPEAN UNION
(Doctorate or Europsy ?)
Par
Jean-Pierre BOUCHARD
Psychologue, spécialiste des agresseurs et des victimes, diplômé d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) en psychologie pathologique et clinique, docteur en psychopathologie, docteur en droit, diplômé en criminologie appliquée à l’expertise mentale, diplômé en victimologie (Universités de Paris V et de Washington), promoteur d’une proposition de réforme de la formation initiale des psychologues en France et dans l’Union Européenne.
Courriel : jean_pierre_bouchard@yahoo.fr
Résumé
En France comme dans L’Union Européenne le nombre des psychologues ne cesse d’augmenter pour constituer de très loin le plus important vivier de professionnels « psy » et d’experts potentiels. Les demandes de prestations faites aux psychologues dans des domaines très variés connaissent elles aussi, depuis des années, une expansion sans précédent. Malgré ce développement qui devrait encore s’accroître considérablement, les formations initiales des psychologues demeurent très inégales et disparates et souvent très éloignées, voir inadaptées par rapport aux attentes légitimes des usagers. Il importe donc de réformer au plus vite cette formation en l’allongeant, en l’actualisant, en l’homogénéisant, en l’adaptant aux connaissances et aux besoins actuels et en la sanctionnant par un titre unique et clair : le doctorat. Pour résumer le problème qui ne cesse de s’aggraver dans sa spécificité française, il faut former beaucoup moins de psychologues mais il faut les former beaucoup mieux.
Cette réforme, d’une impérieuse nécessité sociale et humaine, doit évidemment s’accompagner aussi d’une indispensable et importante révision des critères de sélection et de compétence de celles et de ceux qui dispenseront cette formation renouvelée (les critères en vigueur actuellement pour recruter les enseignants de la psychologie étant depuis longtemps, et à juste titre, très largement contestés comme étant la principale cause des carences de la formation initiale des psychologues et de leur morcellement professionnel).
Summary
In France, as in the European Union, the number of psychologists continues to increase and constitutes by far the most important source of professionals in this field. The requests for services of psychologist in many various domains have also increased in an unprecedented way for a number of years. In spite of this development, which should continue to increase considerably, the initial training of psychologists remains uneven and disparate and often remote from, even unsuitable to, the legitimate expectations of users. It is therefore important to reform this training by extending, updating, homogenising and adapting it to current knowledge and needs and by marking it by a single and precise degree : that of a doctorate. This new eight-year doctoral curriculum would be at the same time more complete and simple than the « EuroPsy » model, for instance. This latter is a very complicated and insufficient subject and it wouldn’t perfectly solved the great problems of psychologists’ training and of the competences they need to gain in order to access professional practise, research and teaching.
This extension of the psychologist training would make it possible to integrate new data concerning traditional fields of psychology and data concerning new fields of application of psychology and should obviously include the essential training for psychotherapies referred to the great theoretical and practical models, since their interest is clinically acknowledged (psychoanalysis and psychoanalytical therapies, cognitive and behavioral therapies, systemic therapies, therapies for individuals, couples, families, groups…). This poly-referred training would make it possible to go from a culture still too often centered on orientation and deficiencies of the therapist to a culture of indication, opening and competences, centered on the patients interest.
Teaching of psychophysiology and neurosciences should be brought up to date and harmonized by taking into account the current and future great stakes of public health. It should be complemented by psychopharmacology lectures.
This reform of psychologists training would ensure a common pedestal of high knowledge coupled with theoretical / practical competences. The positive consequences of such a reform would relate to many fields. Here are six examples.
- Education : prevention, tracking, treatment of personal problems or of instruction from nursery school to university ; orientation ; council, assistance with managing difficulties of teaching staff ; etc
- Health : tracking, prevention, diagnosis, treatment of psychic and behavioural disorders, of addictive attitudes, of psychological problems related to somatic pathologies (cancer, H.I.V., etc), of problems related to ageing of population ; training and supervision of medical staff ; etc
- Justice : caring of victims, of offenders in prison or out of prison, fight against repetition, expertise, staff training (magistrates, lawyers, penitentiary staff, social workers,…), etc .
- work context (companies, public and private organizations) : recruitment, management of staff problems, human resources management, coaching, competences assessment, orientation, etc .
- Sport : assessment, management and improvement of performances, management of stress, success, failures, and career ; fight against doping ; help for re-training after suspension of activity, etc .
- Research : development of many useful research axis in relation to ground needs in all application fields of psychology.
Such a reform, which would make it possible to shift to a training more adapted to realities, more homogeneous and aiming at excellence, would ensure better guarantees of service to psychologists users and to their possible employers. Beyond a deep improvement of their initial training and their offer of competence, it would also enable psychologists to witness a very clear improvement of their professional statute as well as their level of remuneration.
The amount of trained psychologists could be adapted to the needs of our society by organizing a numerus clausus for access in Master 1. This regulation would leave at least three years to students to show their motivations and competences. It would also give a valuable licence level (clearly recognized on the European scene) to students who would not continue the university course in psychology and want to reorientate themselves (entrance exams, studies or professions requiring good prerequisite in social studies and nature studies, etc).
Those already authorized to hold the title of psychologist when this doctorate is created would not be obliged to validate it but would profit from the progress generated by this important improvement of the initial training (statute, remuneration, etc). If some of these people wished to validate it, they could do it within a definite time and according to definite methods (additional training, validation of experience assets, thesis, etc).
To help students to materially take up the extension of the curriculum, systems of financial assistance for the last three years of studies should be set up either in the form of studies allowances, or in the form of internship with remunerated professional implication in the great sectors of exercise of psychology (education, legal and para-legal sectors, industry and work sectors, health, etc) in parallel and in addition of university training. Internship should be privileged because it would allow the realization of four objectives : to immerse very advanced students in professional exercise while keeping training them under supervision, to offer them various and crucial grounds of exercise and research that are adapted to realities, to remunerate them and also offer by this procedure an important professional service to users (individuals or institutions).
The very important and essential improvement brought to the initial training of psychologists by the creation of this new doctoral course would not exclude continuous training when necessary in career course.
This reform aiming at excellence, which is socially and humanly pressingly necessary, must obviously also be accompanied by an indispensable and important revision of the criteria in the selection and competence of those who will dispense this renewed training (the current criteria in use to recruit psychology teachers have been widely contested and deemed to be, justly so, the main cause of shortcomings of the initial training of psychologists and of their professional segmentation).
An aggregative or post-doctoral trail should thus be created to recruit future psychology teachers in the higher education (public and private). This recruitment should take into account candidates’ theoretical knowledge, but also their knowledge of the profession and their qualities in its exercise. Thus the following criteria should be indispensable to recruit psychology teachers :
- validation of the reformed doctorate in psychology (and possibly validation of trainings complementing this doctorate)
- exercise on the ground of the psychologist job (during at least ten years full-time with then the possibility of becoming practitioner-teacher-researcher in psychology, in the sector of experiments and acquired competences, if the candidate is selected at aggregation)
- abilities for teaching and capacities to train the future psychologists for professional acts they will be susceptible to conduct
- capacities to conceive, initiate, carry out, direct and communicate useful research
Recruiting all psychology teachers in the stock of professional psychologists who are experienced, talented, skilled and who perform in all the application fields of the discipline as practitioner-teacher-researcher, is vital to carry out these essential improvements in psychologists training, exercise and research. Thus, it is a priority for the future of French and European psychologists to set up as fast as possible a reformed doctorate and an aggregation (or, with regard to the aggregation, an equivalent formalized plan). It is the common interest of psychology professionals, of their trainers and much more still of their users (people or institutions). This reform, based on the excellence of training and services offered, would also make it possible to preserve the essential unity of discipline and profession beyond the multiplicity of their sectors of application and intervention. It would also facilitate possibilities for insertion, for change of sector in career course and for professional geographical mobility. It would finally clarify the “psy” nebula for users, which is very important and necessary.
It is more than ever essential to develop and update in excellence the high level “psy” generalist profession, the profession of psychologist, which users need in many fields of their private, professional or social life. Let’s guarantee that European Union countries, eager for development and modernity, will be able to quickly initiate this type of good sense reform, which, by improving care for people and collective balance, would be a new and important march in their humanistic traditions (according to World Health Organization a person on four is in psychological suffering). Since psychism and human behaviors are complex and central in all fields of life, the existence of psychologists highly qualified to apprehend them is imperative. Affording this high level of updated qualification is technically possible and humanly impossible to get round. Fast reforms must make this requirement achievable. It is the interest of all. European Union and all its Member States must become a reference and an example in the world for teaching and professional practise of what has become a key discipline : psychology.
Mots-clés : psychologie, psychologue, psychothérapie, psychothérapeute, Europe, formation, doctorat, santé, EuroPsy
Keywords : psychology, psychologist, psychotherapy, psychotherapist, Europe, training, doctorate, health, EuroPsy
Schlüsselwörter : Psychologie, Psychologe, Psychotherapie, Psychotherapeut, Europa, Ausbildung, Doktorat, Gesundheit, EuroPsy
Palabras clave : psicología, psicólogo, psicoterapia, psicoterapeuta, Europa, formación, doctorado, salu, EuroPsy
Parole chiavi : psicologia, psicologo, psicoterapia, psicoterapista, Europa, addestramento, dottorato, salute, EuroPsy
Palavras chaves : psicologia, psicólogo, psicoterapia, psicoterapeuta, Europa, treinamento, doutorado, saúde, EuroPsy
AVANT-PROPOS :
Le doctorat : un impératif pour les psychologues européens (Proposition de réforme). C’est sous ce titre que cette communication a été faite une première fois dans le cadre du colloque qui s’est tenu les 24 et 25 juin 2004 à l’Université de Toulouse 2 (France) et qui avait pour thème, « la formation professionnelle des psychologues et l’université » (4). Cette proposition de réforme de la formation initiale des psychologues français et européens pose un cadre général, clair et simple. En suscitant l’amélioration du contenu de cette formation et en confortant la spécificité et l’unité de la profession de psychologue, tout en permettant la polyvalence de son exercice, cette réforme permettrait de mieux répondre aux demandes légitimes sans cesse plus nombreuses, plus diversifiées et plus complexes faites aux psychologues. Cette réforme permettrait également d’apporter une solution adaptée et de qualité au problème crucial de la formation visant à l’exercice des psychothérapies. Afin d’apporter une qualité de service optimum cet exercice des psychothérapies doit demeurer une des fonctions possibles, parmi d’autres, d’un métier à la culture théorique et pratique psychologique beaucoup plus large et de haut niveau et ne saurait se réduire à une formation, à un titre et à une profession de « psychothérapeute » au sens étroit et appauvri du terme (Confer la création en France du titre de psychothérapeute le 9 août 2004 dont la rédaction finale des décrets d’application a été rejetée par le Conseil d’Etat). Il suffirait donc aux personnes qui souhaitent exercer les psychothérapies de devenir psychologue (ou psychiatre) de souche si elles ne le sont pas déjà.
Cette proposition de réforme, socle de la profession et de son exercice, a reçu un avis de principe favorable de la majorité des psychologues français et européens (présents au colloque toulousain) interrogés sur sa validité (professionnels de terrain dans des domaines différents, représentants d’organisations de psychologues, universitaires et étudiants en psychologie). Depuis le colloque de Toulouse cette proposition régulièrement affinée et publiée dans des journaux scientifiques et professionnels ou sur des sites Internet spécialisés (1, 2, 3, 4, 5) a également reçu de nombreuses autres réactions de soutien de la part de psychologues ou d’autres professionnels (enseignants, cadres de santé, médecins, directeurs d’institutions, infirmières, avocats, etc.). Sur les dizaines de milliers de psychologues ou d’autres personnes qui ont pu prendre connaissance de cette proposition moins de dix réactions critiques ou défavorables ont été exprimées. Cette proposition de réforme a également été exposée par son auteur, de façon plus complète qu’à Toulouse, aux « 2èmes Entretiens de la Psychologie » qui se sont déroulés en novembre 2006 à l’Université René Descartes Paris V (6). C’est cette version, augmentée et actualisée, qui est ici rapportée.
LA PROPOSITION DE REFORME :
Les interventions et les sollicitations des psychologues dans des domaines de plus en plus variés et sensibles (champ social, éducation, justice, santé, transports, police, milieu du travail et des entreprises, armées, milieu carcéral, suivi extra carcéral, sport, orientation, prise en charge des victimes, expertises, etc.) pour des personnes de tous âges (de la conception à la mort) ne cessent de s’accroître depuis des décennies en France et en Europe en particulier. Parallèlement les connaissances et les pratiques en psychologie ne cessent elles aussi de se développer, de s’enrichir et très fréquemment les formations initiales, trop souvent disparates et inégales, des professionnels de la psychologie ne permettent plus d’assurer l’intégration de ces connaissances et de ces pratiques indispensables à un exercice professionnel valide. Le problème crucial d’une réforme du contenu et de la durée de formation des psychologues français et de l’Union Européenne se pose donc avec une particulière acuité depuis de nombreuses années.
1-Le nécessaire allongement de la formation initiale des psychologues français et européens :
Force est de constater que les durées de formation en six ans, cinq ans ou moins (Master ou autres appellations) ne sont plus suffisantes pour intégrer la quantité de connaissances théoriques et de mises en situations pratiques nécessaires à une bonne formation. « EuroPsy » par exemple qui exigerait une sixième année (7), est un projet très compliqué et très insuffisant qui ne résoudrait pas de façon optimale les grands problèmes de la formation des psychologues et des compétences qu’ils doivent acquérir pour accéder à l’exercice professionnel, à la recherche et à l’enseignement de la psychologie. La durée de la formation initiale des psychologues doit donc être allongée. Un alignement sur le niveau doctoral du nouveau cursus européen L.M.D. (Licence, Master, Doctorat) est une durée minimale et raisonnable. Cet allongement permettrait d’intégrer les données nouvelles concernant les champs traditionnels de la psychologie, les données concernant les nouveaux champs d’application de la psychologie (voir encadré) et devrait bien évidemment intégrer l’indispensable formation aux psychothérapies référencées aux grands modèles théoriques et pratiques dont l’intérêt est cliniquement reconnu (psychanalyse et thérapies d’orientation psychanalytique, thérapies cognitives et comportementales, thérapies systémiques, thérapies individuelles, de couples, familiales, de groupes …). Cette formation poly-référencée permettrait de passer d’une culture encore trop souvent centrée sur l’orientation, et les carences, du thérapeute à une culture d’indication, d’ouverture et de compétences centrée sur l’intérêt des personnes suivies en psychothérapie.
Les enseignements de psychophysiologie et neurosciences devraient être actualisés et harmonisés en prenant en compte les grands enjeux de santé publique actuels et à venir. Ils devraient être complétés par des enseignements de psychopharmacologie incluant l’apprentissage à la prescription des médicaments psychotropes.
2- Former un nombre adapté de psychologues par rapport aux besoins.
Pour résumer le problème de la formation des psychologues qui ne cesse de s’aggraver dans sa spécificité française, on peut dire qu’il faut en former beaucoup moins mais qu’il faut les former beaucoup mieux.
Des effectifs massifs d’étudiants sont dans les filières universitaires. Entre un tiers et la moitié des étudiants en psychologie de l’Union Européenne sont français (4) ... Dans les 5000 psychologues sont actuellement diplômés et titrés chaque année en France (8, 9) après des cursus de formation très divers et le plus souvent éloignés des réalités de terrain. Ce chiffre est très excessif par rapport aux besoins, comme l’est également la constante multiplication des troisièmes cycles ou des masters qui carence les étudiants en connaissances générales théoriques et pratiques indispensables à l’exercice. Plus de deux cent intitulés différents de masters en psychologie, créés à l’initiative d’universitaires sans concertation avec les milieux professionnels, existent en France (10). La plupart permettent de porter le titre de « psychologue » … Cette multiplication totalement irréaliste des troisièmes cycles ou des masters, aux labels et aux contenus très sectorisés, a également comme effets très négatifs de minorer les possibilités d’insertion professionnelle ainsi que celles de changement de secteur d’exercice en cours de carrière. L’incohérence et la faillite, déjà anciennes mais toujours croissantes, de ce type de système au détriment des étudiants, des professionnels, des usagers et de la recherche, plaide en faveur d’une formation initiale unique de haut niveau, sanctionnée par un doctorat, harmonisée et intégrant les fondamentaux concernant tous les champs d’application de la psychologie.
L’adaptation du nombre de psychologues formés par rapport aux besoins pourrait se faire par l’instauration d’un numerus clausus à l’entrée en Master 1 ( en France cette sélection est faîte, de façon plus tardive et insuffisante, à l’entrée en cinquième année ). Cette régulation laisserait trois ans au moins aux étudiants pour faire preuve de leurs motivations et de leurs compétences. Elle donnerait aussi aux étudiants qui ne poursuivraient pas le cursus universitaire en psychologie un niveau licence (niveau clairement reconnu sur le plan européen) de qualité pour se réorienter (concours, études ou professions nécessitant de bons pré-requis en sciences humaines et en sciences de la vie, etc.).
3. Le doctorat : un diplôme unique, clair, de haut niveau conjuguant la formation à l’exercice professionnel, la formation à la recherche et la formation à l’enseignement.
Ce doctorat de niveau huit ans d’études supérieures minimum permettant d’accéder au titre de psychologue serait un diplôme signant un haut niveau de formation clairement reconnu par les usagers, les professionnels et leurs éventuels employeurs. Ce diplôme serait attribué à des personnes ayant validé des études complètes en psychologie. La nécessité d’harmonisation des formations, des diplômes et des niveaux de compétence en France et dans l’Union Européenne devrait faire de ce doctorat en psychologie, au delà de la France, un diplôme professionnel commun à tous les Etats membres.
Ce doctorat ne serait pas la généralisation du doctorat actuel (à vocation enseignement recherche) dont les carences sont régulièrement dénoncées car il appauvrit et déconnecte des nombreuses réalités les doctorants en privilégiant le travail sur un sujet unique : celui de la thèse (il faut rappeler que très peu de psychologues sont aujourd’hui titulaires du doctorat car dans sa forme et dans son contenu actuels très controversés ce diplôme n’est exigé que pour enseigner dans le supérieur ; le niveau actuellement nécessaire pour l’exercice professionnel en France est Bac + 5 [D.E.S.S. ou D.E.A.+ stage ou Master 2], niveau devenu insuffisant qu’il faut améliorer). Cette formation renouvelée, de par son programme théorique et pratique revu, augmenté et adapté aux réalités, de par ses nombreuses, obligatoires, diversifiées et supervisées mises en situation sur le terrain (dans les secteurs de l’éducation, du travail et des entreprises, de la justice, de la santé, etc.) au cours des huit années d’études, préparerait beaucoup mieux à l’exercice professionnel, à la recherche et à l’enseignement. C’est donc l’optimisation de cette nécessaire et complémentaire triangulation, préparation à l’exercice professionnel, à la recherche et à l’enseignement, que réaliserait ce doctorat nouveau dans un cursus unique.
Les conséquences positives de cette réforme de la formation des psychologues, en assurant un socle commun de connaissances et de compétences théoriques et pratiques complémentaires et de haut niveau, concerneraient de nombreux domaines. En voici six exemples.
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Education : prévention, dépistage, traitement des problèmes personnels ou de l’apprentissage de la maternelle à l’université (auprès des écoliers, collégiens, lycéens et étudiants) ; orientation ; conseil, aide à la gestion des difficultés des personnels de l’enseignement ; etc.
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Santé : dépistage, prévention, diagnostic, traitement des troubles psychiques et du comportement, des conduites addictives, des problèmes psychologiques liées aux pathologies somatiques (cancer, S.I.D.A., soins palliatifs, etc.), des problèmes liés au vieillissement de la population (maladie d’Alzheimer et autres pathologies ou situations à problèmes) ; formation et supervision des soignants ; etc.
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Justice : prise en charge des victimes, des auteurs d’infractions en milieu carcéral ou extra carcéral, lutte contre la récidive, expertises, formation des personnels (magistrats, avocats, personnel pénitentiaire, travailleurs sociaux,…), etc.
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Milieu du travail, des entreprises et des organisations publiques et privées : recrutement, gestion de problèmes des personnels, gestion des ressources humaines, coaching, bilans de compétences, orientation, etc.
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Sport : bilans, gestion et amélioration (licite) des performances, gestion du stress, de la réussite, des échecs, de la carrière, lutte contre le dopage, aide à la reconversion après l’arrêt de l’activité sportive, etc.
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Recherche : développement de nombreux axes de recherches utiles en rapport avec les nécessités de terrain dans tous les domaines d’application de la psychologie.
Une telle réforme permettant de passer à une formation plus adaptée aux réalités, plus homogène et par l’excellence des apprentissages assurerait de meilleures garanties de service aux usagers des psychologues et à leurs éventuels employeurs. Au-delà d’une amélioration de fond de leur formation initiale et de leur offre de compétence elle permettrait aussi aux psychologues de voir une très nette amélioration de leur statut professionnel ainsi que de leur niveau de rémunération.
Selon le principe de la « clause du grand-père », les personnes déjà habilitées, lors de la création de ce doctorat, à porter le titre de psychologue ne seraient pas obligées de valider ce doctorat mais bénéficieraient des avancées générées par cette amélioration importante de la formation initiale (statut, rémunération, etc.). Si des personnes déjà habilitées à porter le titre de psychologue souhaitaient valider ce doctorat, elles pourraient le faire dans un délai et selon des modalités définis (complément de formation, validation des acquis de l’expérience, thèse, etc.).
Pour aider les étudiants à assumer matériellement l’allongement du cursus des systèmes d’aide financière lors des trois dernières années d’études devraient être mis en place soit sous forme d’allocations d’études, soit sous forme d’internat avec implication professionnelle rémunérée dans les grands secteurs d’exercice de la psychologie (éducation, milieu judiciaire et para-judiciaire, milieu du travail et des entreprises, santé, etc.) en parallèle et en complément de la formation à l’université. L’internat devrait être privilégié car il permettrait la réalisation d’un quadruple objectif : immerger les étudiant(e)s très avancé(e)s dans l’exercice professionnel tout en continuant à les former sous tutelle de psychologues, leur offrir des terrains d’exercice et de recherche variés, adaptés aux réalités et incontournables, les rémunérer et rendre également par ce procédé un service important aux usagers (particuliers ou institutions).
Cette nouvelle génération de psychologues formés dans l’excellence et à haut niveau de compétences, serait donc particulièrement qualifiée pour exercer dans le champ sanitaire (libéral ou institutionnel), dans le champ de l’éducation, dans celui de la justice (expertises, prises en charges des victimes, suivi des infracteurs en milieu carcéral ou extra carcéral, etc.), dans le monde du travail et des entreprises, ainsi que dans de nombreux autres secteurs d’application.
L’amélioration très importante et indispensable apportée à la formation initiale des psychologues par la création de ce nouveau cursus doctoral n’exclurait pas la formation continue quand elle serait nécessaire en cours de carrière (actualisation des connaissances théoriques et pratiques, changement de lieu et/ou de secteur d’exercice, etc.).
4-La question du recrutement des enseignants de la psychologie à l’Université :
Afin que la formation initiale des psychologues connaisse cette nécessaire avancée, il est essentiel de modifier également certains critères de recrutement et de compétence de celles et de ceux qui la dispenseront. Les critères passés et actuels de ce recrutement sont régulièrement dénoncés car ils favorisent trop souvent l’accès à l’enseignement supérieur à des personnes éloignées (voir étrangères) des réalités d’exercice et de terrain, ce qui est pour le moins paradoxal et préjudiciable à la formation des psychologues ainsi qu’à l’activité de recherche. Comment et avec quelle pertinence et avec quelle validité enseigner une discipline que l’on a peu ou pas pratiquée ou que l’on ne pratique plus depuis longtemps ?…
Une voie agrégative ou post-doctorale devrait donc être créée pour recruter les futurs enseignants (maîtres de conférences et professeurs) de la psychologie dans l’enseignement supérieur (public et privé). Ce recrutement devrait prendre en compte les connaissances théoriques des candidat(e)s mais également leur connaissance de la profession et leurs qualités dans son exercice. Ainsi les critères suivants devraient être incontournables pour recruter les enseignants de la psychologie :
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la validation du doctorat réformé en psychologie (et éventuellement la validation de formations complémentaires à ce doctorat)
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l’exercice de la profession de psychologue sur le terrain (pendant au moins dix ans à temps complet avec possibilité de devenir ensuite praticien-enseignant-chercheur en psychologie, dans le secteur d’expériences et de compétences acquises, si le(la) candidat(e) est sélectionné(e) à l’agrégation)
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les aptitudes à l’enseignement et les capacités à former les futurs psychologues aux actes professionnels qu’ils seront susceptibles de réaliser : bilans, diagnostics, psychothérapies, expertises, orientation scolaire ou professionnelle, etc.
-
les aptitudes à concevoir, initier, effectuer, diriger et communiquer des recherches utiles
Le recrutement de tou(te)s les enseignant(e)s de psychologie (maîtres de conférences et professeurs) dans le vivier des psychologues professionnels expérimentés, talentueux, chevronnés et exerçant dans tous les champs d’application de la discipline, sous statut de praticien-enseignant-chercheur, est un élément capital pour réaliser cette indispensable amélioration de la formation des psychologues, de leur exercice et de leur activité de recherche. Ainsi, la mise en place au plus vite d’un doctorat réformé et d’une agrégation (ou en ce qui concerne l’agrégation d’un dispositif formalisé équivalent) pour les psychologues français et européens est une voie prioritaire de leur avenir. C’est l’intérêt commun des professionnels de la psychologie, de leurs formateurs et bien plus encore de leurs usagers (personnes ou institutions). Cette réforme, basée sur l’excellence de la formation et des services rendus, permettrait aussi de conserver l’indispensable unité de la discipline et de la profession au delà de la multiplicité de leurs secteurs d’application et d’intervention. Elle faciliterait également les possibilités d’insertion, de changement de secteur d’exercice en cours de carrière et la mobilité géographique professionnelle au sein de chaque pays de l’U.E. et entre les pays de l’Union Européenne. La mise en place de cette proposition de réforme de fond, tout en apportant un gain de services très important à nos concitoyens, ne serait pas plus onéreuse que le modèle actuel qui s’avère régulièrement très contre productif. Elle apporterait enfin aux usagers une clarification importante et nécessaire de la nébuleuse « psy ».
Il est plus que jamais indispensable de développer et d’actualiser la grande profession « psy » généraliste de haut niveau, la profession de psychologue, dont les usagers ont besoin dans de nombreux domaines de leur vie privée, professionnelle ou sociale. Gageons que les pays de l’Union Européenne, et la France en particulier, avides de développement et de modernité, sauront initier rapidement ce type de réforme de bon sens qui, en améliorant la prise en charge des personnes et l’équilibre collectif, serait une avancée nouvelle et importante de leurs traditions humanistes (selon l’Organisation Mondiale de la Santé une personne sur quatre est en souffrance psychologique). La complexité et l’importance capitale dans tous les domaines de la vie, du psychisme et des comportements humains, imposent l’existence de psychologues hautement qualifiés pour les appréhender. Dispenser ce haut niveau de qualification actualisé est techniquement possible et humainement incontournable. Des réformes rapides doivent rendre cette exigence réalisable. C’est l’intérêt de toutes et de tous. L’Union Européenne et tous ses Etats membres doivent devenir une référence et un exemple dans le monde pour l’enseignement et l’exercice professionnel de cette discipline devenue majeure : la psychologie.
(Encadré) Des exemples d’enseignements indispensables :
la psychotraumatologie, la victimologie, la criminologie, l’expertise mentale, des enseignements théoriques et pratiques inclus dans la formation initiale réformée des psychologues.
Dans la perspective d’une telle réforme la psychotraumatologie et la victimologie devraient être systématiquement incluses dans la formation initiale des psychologues. Ainsi tout(e) psychologue sortant de l’université connaîtrait les réactions et la symptomatologie qui peuvent être présentées par les victimes d’événements potentiellement traumatisant ou perturbant de toutes sortes (catastrophes naturelles ou technologiques, accidents, attentats, enlèvements, prises d’otages, tentatives d’homicides, viols, allégations mensongères, incendies, infractions contre les biens, autres types d’agressions humaines, etc.) ainsi que les différentes prises en charge possible à court, moyen et long terme : defusing, debriefing psychologique, psychothérapies, expertises mentales, etc. Une telle réforme serait de nature à améliorer considérablement l’évolution et l’avenir (psychologique, social, sanitaire et judiciaire) des victimes encore trop souvent oubliées ou mal évaluées et mal prises en charge.
La connaissance de la délinquance et de la criminalité, la connaissance des auteurs d’infractions (leur psychologie, leurs comportements, leur évaluation, leurs prises en charge, leurs expertises, la lutte contre la récidive) indissociables du problème des victimes, devrait être également enseignées.
De nombreuses autres matières théoriques et pratiques, recouvrant la diversité des champs d’application de la psychologie, devraient aussi être intégrées à cette formation réformée de tous(tes) les psychologues. Ces enseignements concernant les victimes, les agresseurs et bien d’autres domaines essentiels à la validité professionnelle des psychologues ont été jusqu’à présent majoritairement ignorés ou négligés, dans leurs formations initiales, en France comme dans d’ autres pays de L’Union Européenne. La création de programmes adaptés et harmonisés de formation des psychologues ainsi que la mise en vigueur de nouveaux critères de compétence et de recrutement des enseignants de la psychologie sont plus que jamais indispensables.
Références :
1. Bouchard J.P.( Novembre 1988 ) – A propos du titre unique des psychologues : le doctorat. Le journal des psychologues, n° 62, 51-52.
2. Bouchard J.P.( Avril 1989 ) –Le doctorat d’exercice : un impératif pour les psychologues. Le journal des psychologues, n° 66, 16.
3. Bouchard J.P.( Juin 1991 ) – Le doctorat et l’agrégation : les voies de l’avenir pour les psychologues. Le journal des psychologues, n° 88, 61.
4. Martineau J.-P., Savet A., Sztulman H., Bouchard J.-P., Vaysse G. et al. La formation professionnelle et les fonctions des psychologues cliniciens ( Actes du colloque sur « la formation professionnelle des psychologues et l’université », 24-25 juin 2004, Université de Toulouse 2 ). Editions L’Harmattan, 2007.
5. Bouchard J.P. -Le doctorat : un impératif pour les psychologues européens ( Proposition de réforme ). Le journal des psychologues, 2004, n° 220, 4 ; Psychologues et psychologies, 2004, n° 176, 60-61 ; Psycho-Logos ( Journal de la Fédération Belge des Psychologues, FBP, Bruxelles, Belgique ), n° 3/2004, 17-18 ; les Annales Médico Psychologiques, 2006, Vol. 164, 94-96 ; Revue francophone du stress et du trauma, février 2006, Tome 6, n° 1, 54-56 ; Journal de thérapie comportementale et cognitive, juin 2006, 16, 2, 75-78 ; Publication sur des sites Internet spécialisés ( Psychologue.fr , Syndicat National des Psychologues, Psychothérapie Vigilance.com, Journal International de Victimologie, Psychologuesenresistance.org, Réseau national des psychologues, etc.).
6. Rogard V., Bouchard J.-P., Lécuyer R. L’internationalisation de la formation en psychologie : enjeux et réalisations. Présentation du « Master Erasmus Mundus in Work, Organizational and Personnel Psychology » ( V. Rogard. ) ; proposition de réforme de la formation initiale des psychologues en France et dans l’Union Européenne ( J.-P. Bouchard ) ; présentation d’« Europsy » ( R. Lécuyer ). « Les 2èmes Entretiens de la Psychologie », Université René Descartes Paris V, Institut de Psychologie, Boulogne-Billancourt, 2-4 novembre 2006.
7. Site Internet « EuroPsy ».
8. Site Internet du Syndicat National des Psychologues ( S.N.P. ). Rapport de la commission université du S.N.P. au recteur P. Hetzel ( Président de la commission université-emploi au ministère des universités et de la recherche ), juillet 2006.
9. Schneider B., Pâris L. Formation-Emploi ( en France ) : l’insertion des psychologues. « Les 2èmes Entretiens de la Psychologie », Université René Descartes Paris V, Institut de Psychologie, Boulogne-Billancourt, 2-4 novembre 2006.
10. Site Internet de l’Association des Enseignants-chercheurs de Psychologie des Universités ( A.E.P.U. ). Panorama des Masters. Septembre 2007.
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